Quand être « correct » ne suffit plus …

Quand être « correct » ne suffit plus …

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 mai 2020

 

 

« 𝘌𝘯 𝘤𝘦 𝘮𝘰𝘮𝘦𝘯𝘵, 𝘫𝘦 𝘥𝘰𝘪𝘴 𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘮𝘰𝘯 𝘦́𝘯𝘦𝘳𝘨𝘪𝘦 𝘴𝘶𝘳 𝘮𝘰𝘯 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘢 𝘷𝘳𝘢𝘪𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘣𝘪𝘦𝘯. 𝘈𝘱𝘳𝘦̀𝘴, 𝘫𝘦 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘢𝘪 𝘥𝘶 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘮𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘶𝘱𝘭𝘦. 𝘊̧𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘪𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘤̧𝘢 𝘯𝘦 𝘷𝘢 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘥𝘦𝘶𝘹. 𝘖𝘯 𝘯𝘦 𝘴’𝘦𝘯𝘵𝘦𝘯𝘥 𝘱𝘢𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘧𝘢𝘤̧𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘰𝘴𝘦𝘳 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘦́𝘧𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵. 𝘈𝘱𝘳𝘦̀𝘴, 𝘫𝘦 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘢𝘪 𝘴𝘰𝘪𝘯 𝘥𝘦 𝘮𝘰𝘪, 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘪𝘴. 𝘕𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘪𝘯𝘲𝘶𝘪𝘦́𝘵𝘦𝘻 𝘱𝘢𝘴, 𝘫𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘴 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘧𝘰𝘳𝘵(𝘦). 𝘑𝘦 𝘷𝘢𝘪𝘴 𝘦̂𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘳𝘳𝘦𝘤𝘵(𝘦). »

Être correct, ça ne veut pas dire « être bien ».

Si je vous dis que le repas que vous m’avez servi est « correct », est-ce que cela veut dire qu’il est bon? Non. Je veux dire qu’il est « mangeable ». Il me remplit le ventre, mais ne me procure aucun plaisir. Ce qui est loin d’être un compliment, vous admettrez.

Notre santé mentale ne doit pas être juste « correcte ».

Qu’elle soit « correcte » si je ne rencontre aucun défi, ok, ça peut aller. Mais, ma réalité personnelle et professionnelle m’a souvent – pour ne pas dire toujours – confirmé que, tôt ou tard, être « correct » ne suffit plus …

 

𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐧’𝐞̂𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐞́𝐠𝐨𝐢̈𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐫

La culpabilité, vous connaissez?
J’ai souvent dit à la blague (pas tant!) qu’en accouchant, mon bébé est arrivé avec un paquet cadeau nommé « culpabilité ». Ce que je trouvais normal avant – prendre soin de moi – me le semblait bien moins maintenant que je devais prendre soin de l’être que j’aime le plus au monde. Comment faire pour mettre mes besoins devant ceux de ce petit être, si précieux et fragile?

Dans le cadre de mon travail, je dois constamment intervenir sur les attentes des parents. Les attentes envers leurs enfants et les attentes envers eux-mêmes.

En devenant maman, j’ai compris que cela pouvait être plus ardu que je ne le pensais. Mais, j’ai aussi compris que c’était plus que nécessaire si je ne voulais pas être juste « correcte ».

Les enfants et les adolescents ont d’abord et avant tout besoin d’un adulte qui va bien. Parce que lorsque cet adulte va bien, il est davantage disponible et disposé pour l’accueillir. Il est plus patient. Il est plus indulgent. Il est plus tendre et affectueux. Il est plus bienveillant. Il est plus présent.

Alors, se choisir, c’est choisir d’aller bien. C’est donc – aussi – choisir son enfant.

 

POUR ALLER PLUS LOIN…

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