La crise : 10 interventions bienveillantes pour accompagner l’enfant

La crise : 10 interventions bienveillantes pour accompagner l’enfant

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)

Date : 16 mai 2020

 

 

 

Les comportements dérangeants, les réactions exagérées et les crises interminables ne sont PAS des caprices. Ce sont des moyens – inefficaces et inappropriés je l’entends – de tenter de répondre à un besoin alors qu’il n’a pas encore les ressources intérieures pour le faire autrement et efficacement.

L’enfant a BESOIN de l’adulte pour gérer ses émotions et trouver des solutions pour régler la situation.

Je sais très bien (pour être maman moi-même) que ces réactions sont exaspérantes, irritantes.

 

La bienveillance : nécessaire, mais exigeante

Plusieurs interventions favorisent directement le développement du cerveau de l’enfant et aident à créer des connexions neuronales.

L’environnement de l’enfant, soit la façon dont nous l’aimons, l’accompagnons et l’éduquons, modèle le développement de son cerveau, influence ses comportements et éventuellement sa façon de gérer ses émotions, d’entrer en relation, d’apprendre.

Les enfants ont besoin de bienveillance. Leur cerveau en a besoin pour maturer optimalement.

Toutefois, cela devient difficile d’être un parent bienveillant lorsque :

  • nous ne comprenons pas les besoins affectifs et développementaux de notre enfant
  • nous ne savons pas comment interpréter leurs comportements dérangeants
  • nous ne parvenons pas à prendre soin de nous-mêmes et des émotions que ces situations font grandir en nous.

 

 

INTERVENTIONS À PRIVILÉGIER 

« Chaque fois que l’adulte comprend l’enfant, le rassure, le sécurise, le console, le câline en adoptant une attitude douce, chaleureuse, en prodiguant des gestes tendres, en parlant d’une voix calme, apaisante et avec un regard compréhensif, il aide le cerveau à maturer. » (Gueguen, 2015)

 

 

  1. Offrir une qualité de présence à l’ Être disponible, respectueux, indulgent, compréhensif, chaleureux. Lui faire sentir qu’il est aimé, inconditionnellement.
  2. Aider l’enfant à mettre des mots sur ce qu’il vit, ce qu’il ressent, dans son corps (sensations physiques), dans sa tête (ses pensées) et dans son cœur (ses émotions).
  3. Valider et normaliser les émotions de l’enfant : « Je vois que tu es en colè C’est normal de se sentir en colère lorsqu’on se fait voler un jouet. »
  4. Accompagner l’enfant à nommer ce dont il a besoin pour se sentir mieux, lui proposer des moyens et l’accompagner dans l’application de ceux-ci.
  5. Être un modèle pour l’ Prendre soin de nous-mêmes.
  6. Accueillir notre propre vulnérabilité. Reconnaître nos limites.
  7. Prendre soin de nos propres émotions. Identifier des moyens pour les gérer.
  8. Prendre un pas de recul lorsque nécessaire. Demander de l’aide.
  9. S’excuser, nous aussi. Admettre nos erreurs. L’erreur est humaine.
  10. Être indulgent envers nous-mêmes. Un parent parfait n’existe pas.

 

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