Parentalité bienveillante : 6 interventions à éviter

Parentalité bienveillante : 6 interventions à éviter

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)

Date : 16 mai 2020

 

 

 

« Les menaces, les cris, les punitions, les réprimandes, les humiliations verbales, physiques, n’éduquent pas l’enfant, elles sont très nocives pour son cerveau. » (Gueguen, 2015)

Parce nous sommes son parent, son enseignant ou son éducateur, nous nous permettons certaines interventions qui ne seraient jamais acceptées entre amoureux, collègues de travail, amis, etc.

Malheureusement, les enfants sont ensuite réprimandés d’adopter un comportement « dérangeant » ou « inacceptable » en réponse à notre intervention.

Une question s’impose : Est-ce l’enfant qui est dérangeant ou l’adulte qui est dérangé?

 

Voici 6 interventions à éviter

  • Invalider les émotions : « Non, on ne se fâche pas pour ça! »

Invalider une émotion ne la fera pas disparaître. Pire, cela fera grandir la détresse puisque l’enfant se sentira incompris.

 

  • Minimiser la situation : « Voyons donc, tu exagères! Tu pleures pour rien là. »

Cela crée d’autant plus de détresse puisque l’enfant se sent incompris et même ridiculisé.

 

  • Comparer lenfant : « Regarde ton frère, il ne pleure pas pour ça lui et il est plus jeune. »

Cette intervention est violente sur l’estime de soi. Nous invitons l’enfant à se comparer à quelqu’un « meilleur » que lui.

 

  • Dénigrer pour convaincre : « Fais ton pipi tout seul. Tu vas faire quoi quand tu vas entrer à l’école ? Tu vas faire ton bébé et être le seul à ne pas être capable? »

Cela n’aide en rien l’enfant à développer des stratégies pour développer ses ressources. Au contraire, cela brime sa confiance et son estime.

 

  • Faire du chantage émotif : « Force-toi un peu s’il te plaît. Tu vas me faire de la peine si tu n’essaies pas encore. »

L’enfant a déjà de la difficulté à se gérer lui-même. Ne lui demandons pas de prendre soin des émotions de l’adulte qui l’accompagne en plus. Surtout, ne lui laissons pas entendre qu’il nous décevra s’il ne réussit pas.

 

  • Insulter : « Tu es dont bien menteur! », « Tu es vraiment l’enfer! », « Pourquoi c’est toujours compliqué avec toi? »

Ces interventions agressives détruisent la confiance de l’enfant, nuisent à son sentiment d’être aimé et aimable, diminuent l’estime personnelle et créent de la grande détresse.

 

Si l’adulte qui l’aime le plus au monde et en qui il a le plus confiance lui demande d’accepter ces commentaires dénigrants, imaginez ce que l’enfant acceptera ensuite dans sa vie de la part d’autres personnes.

Pour faire suite à cet article, je vous invite à consulter La crise : 10 interventions bienveillantes pour accompagner l’enfant.

 

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