Sortir de l’impuissance, un pas à la fois…

L’IMPUISSANCE …

Bien souvent, les parents m’écrivent au bout du rouleau, à bout de patience, à bout de ressources.

Les enfants et adolescents sont fatigués, épuisés, stressés.

Certains deviennent désorganisés, colériques, impatients, inattentifs. Ils peinent à utiliser leurs moyens, leurs ressources, leurs « trucs ». Ou, les moyens qui les aidaient ne suffisent plus, ne fonctionnent plus.

D’autres ont de la difficulté à trouver le sommeil, l’appétit et même le plaisir du quotidien.

Cela entraîne beaucoup d’impuissance chez les parents et les jeunes.

Peu importe dans quel contexte, l’impuissance est épuisante, anxiogène, drainante. Se sentir pris dans un tourbillon où rien ne change, où rien ne fonctionne, où rien n’avance, c’est terrible pour TOUT humain.

L’impuissance devant son enfant en détresse est une émotion HORRIBLE.

Plusieurs me disent qu’ils tournent en rond dans la recherche de solutions depuis des mois. Parents et enfants s’épuisent. La relation et l’harmonie familiale en payent le prix, trop souvent.

Si je n’ai qu’un conseil à vous donner, le voici : AGISSEZ!

Faites un pas dans une direction, même un tout petit pas. Mais, faites-en un.

Peut-être que ce pas ne sera pas très efficace, mais vous aurez fait un pas. Vous vous serez sorti de l’impuissance … au moins un peu … au moins quelques instants. Vous choisirez ensuite quel sera le 2e pas. Allez-y, un pas à la fois. Mais, allez-y.

« Faire un choix, c’est simple. Mais ce n’est pas facile. » Jocko Willink, un vétéran et auteur, ne pouvait pas dire plus juste. Les choix à faire, généralement on les connait. Les appliquer est une tout autre paire de manches et qui demande ÉNORMÉMENT de courage.

 

Voici quelques façons de vous sortir de l’impuissance :

  • Investissez la relation avec votre enfant plutôt que les problèmes. Votre enfant a besoin de VOUS, de passer du temps de qualité avec vous. Même s’il adopte des comportements dérangeants, même si ses défis vous compliquent la vie, même si les échanges sont moins « faciles » ces temps-ci. La relation parent-enfant est essentiel pour aider le jeune à prendre soin de lui. Votre jeune n’est pas son problème. Il vit un problème pour lequel il n’a pas encore les ressources pour le gérer seul.
  • Allez chercher de l’aide : auprès d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un voisin, de l’équipe-école, d’un organisme, du CLSC, d’un intervenant ou un professionnel au privé … Entourez-vous! Ne restez pas seul avec cette impuissance. Ne restez pas seul avec votre problème. Ne vous isolez pas.
  • Essayez quelque chose de nouveau. Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne fonctionne pas. Mais, si ça fonctionnait? Si ça améliorait la situation, juste un peu?
  • Prenez soin de VOTRE stress, anxiété, détresse, etc. Mieux vous vous portez, mieux votre enfant se portera. Prenez une marche. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Bougez pour évacuer le trop plein. Mangez des aliments qui vous procurent de la bonne énergie. Retournez à vos anciennes passions. Jardinez. Parlez avec un ami. Entrecoupez vos tâches de moments de plaisir et de détente. Limitez votre consommation d’alcool et votre temps d’écran de loisirs.
  • Outillez-vous. Développer et améliorer vos compétences qui vous aideront à surmonter votre défi. Pas n’importe où, svp. Auprès d’intervenants et professionnels qualifiés. Plus vous vous sentirez compétents, plus vous aurez le courage d’agir, d’assumer vos interventions, d’intervenir et de faire des pas.
  • Transformez votre culpabilité – s’il y en a – en opportunité de changement. Plutôt que de vous tapez sur la tête avec ce que vous n’avez pas fait ou ce que vous auriez pu faire différemment, reconnaissez ce que vous avez envie de changer et d’améliorer. Surtout, donnez-vous le moyen de le faire, d’avancer vers la personne que vous avez envie d’être en ce moment.

Chers parents. Nous sommes dans une période particulièrement anxiogène. En même temps, nous ne sommes pas obligés de le vivre ainsi. Nous ne pouvons certainement pas changer cette situation (COVID et ses impacts), mais nous pouvons changer la façon de le vivre. Nous pouvons ENCORE être heureux. Parce qu’être heureux, ça peut définitivement partir de l’intérieur.

Je pense à vous et je vous envoie beaucoup de courage.

 


 

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