Service psychosocial Pas-à-Pas
  • Accueil
  • BASES
  • Conférences et formations
    • Pour le milieu scolaire
    • Pour le milieu de garde
    • Pour les camps de jour et de vacances
    • Pour les milieux de travail
    • Pour l’abonnement-école
  • Outils
    • Outils gratuits BASES
    • Balado CONNECTÉE
    • Prévention numérique
    • Prévention du suicide
  • Blogue
  • Boutique
    • Billetterie
    • Livre « L’enfant stressé »
  • Se connecter
  • Médias
  • Nous joindre
  • Accueil
  • BASES
  • Conférences et formations
    • Pour le milieu scolaire
    • Pour le milieu de garde
    • Pour les camps de jour et de vacances
    • Pour les milieux de travail
    • Pour l’abonnement-école
  • Outils
    • Outils gratuits BASES
    • Balado CONNECTÉE
    • Prévention numérique
    • Prévention du suicide
  • Blogue
  • Boutique
    • Billetterie
    • Livre « L’enfant stressé »
  • Se connecter
  • Médias
  • Nous joindre
Jeune garçon concentré en train d’écrire dans un cahier à son bureau, avec un écran d’ordinateur à côté.

Ce que je pense de l’initiative d’Alloprof : Faire étudier des jeunes sur Tik Tok

Caroline Quarré2026-05-05T14:51:10-04:00
Caroline Quarré Commentaires fermés sur Ce que je pense de l’initiative d’Alloprof : Faire étudier des jeunes sur Tik Tok
Durée de lecture : 9 minutes
Dans les médias

On m’a demandé de commenter l’initiative d’Alloprof avec mes lunettes de spécialiste en prévention du numérique. J’ai accepté avec plaisir. Ce sera diffusé ce soir, le mardi 5 mai 2026, à 17h sur Noovo Info et en rediffusion sur leur site web.

Voici ce que je pense du fait d’étudier sur TikTok.

Le contenu de cet article est également disponible en version vidéo sur ma chaîne YouTube :

▶ Regarder la vidéo

L’initiative d’Allo Prof

Pour une 2e année, Alloprof organise des séances d’études préparatoires aux examens ministérielles pour les jeunes sur TikTok et YouTube. L’an dernier, ce sont 20 000 jeunes qui se sont joints aux séances de révision. Cette année, Alloprof vise 75 000 jeunes.

Est-ce vraiment cohérent d’amener les jeunes sur les réseaux sociaux pour étudier alors qu’on tente parallèlement d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans?

ABSOLUMENT !!

Ça n’empêche pas qu’il y a des bémols que je vais aborder ici-bas et pour lesquels il existe des solutions!

Il ne faut pas diaboliser les réseaux sociaux. Il y a plusieurs éléments à considérer : durée, type de contenu, besoins auxquels les réseaux sociaux répondent, moment de la journée, équilibre des activités en ligne VS hors-ligne, etc.

Cette initiative est une merveilleuse façon d’utiliser la plate-forme.

Bravo pour cette initiative merveilleuse qui réunit plusieurs conditions gagnantes pour stimuler l’engagement et la participation des jeunes :

💚Utiliser une plate-forme connue, AIMÉE et utilisée par les jeunes.

💚S’associer avec Emy Lalune, créatrice de contenu adorée des jeunes. Cette jeune femme devient un modèle qui incite les jeunes à étudier, à se préparer aux examens et qui valorise l’école.

💚Réunir des centaines/milliers de jeunes en même temps pour étudier et réviser. L’effet d’entraînement favorise l’engagement et la participation.

💚Des webinaires de 45 minutes (belle durée) interactifs, participatifs, stimulants qui proposent des exercices en direct, des petits défis, des surprises et des méthodes diversifiées d’enseignement. Ça nous sort du modèle scolaire.

💚La possibilité de poser des questions en direct et de bénéficier des questions des autres élèves.

💚 Des enseignant-es passionné-es et engagé-es à l’écran qui accompagnent les jeunes vers la réussite. Au-delà du contenu pédagogique, ils abordent aussi la gestion du stress, un levier essentiel pour optimiser la disponibilité aux apprentissages.

Quelques défis à prendre en considération

Les bémols maintenant. Il y en a. Et on peut les déjouer.

Le modèle de la plateforme. TikTok est conçu pour capter et maintenir l’attention des utilisateurs et utilisatrices en proposant du contenu court, stimulant et attrayant, qui sollicite fortement le système de récompense du cerveau, notamment la dopamine. C’est ce qui explique pourquoi on se promet de regarder « juste » quelques minutes de vidéos et qu’on y passe finalement une heure.

Changement d’habitude. Les utilisateurs et utilisatrices de cette plateforme ont l’habitude de s’y rendre pour se divertir. Même si les webinaires d’Alloprof sont interactifs et conçus pour maximiser l’attention et la participation des jeunes, ils demeurent en compétition avec du contenu court, hautement stimulant. On se retrouve alors à un simple « swipe » de quitter le direct pour aller consulter autre chose.

Vulnérabilité du cerveau. Le cerveau des jeunes est encore en développement et particulièrement sensible aux récompenses rapides. TikTok en offre en continu. Résultat : ils se retrouvent constamment à un « swipe » de quitter la révision en direct.

Fragmentation de l’attention. Si le jeune participe à la révision en direct sur son cellulaire tout en consultant d’autres contenus, comme ses textos ou ses notifications, son attention se fragmente. Il est faux de croire qu’on peut faire pleinement deux choses en même temps. Cette fragmentation nuit à la mémoire de travail. On peut donc avoir l’impression d’être à l’écoute sans réellement traiter l’information.

Il existe des solutions pour déjouer tout ça !

Lorsqu’on comprend la façon dont ces plates-formes fonctionnent, on peut les déjouer pour en tirer avantage.

C’est là que j’arrive avec des solutions ! Ce sont sensiblement les mêmes stratégies que j’enseigne aux élèves lors de mes conférences en milieu scolaire.

#1 – Ne pas se divertir sur TikTok avant la séance de révision sur TikTok.

Si le jeune passe du temps sur TikTok avant sa révision, son cerveau s’habitue à un niveau élevé de stimulation et de plaisir immédiat. Il consomme du contenu sans effort, avec des récompenses rapides et répétées. La révision, elle, demande de l’attention et de l’effort pour un renforcement plus lent.

Même les enseignants les plus captivants ne peuvent rivaliser avec ce niveau de stimulation. Résultat : le cerveau du jeune est déjà « calibré » pour autre chose, ce qui rend l’engagement dans la révision beaucoup plus difficile.

#2 – Préparer un environnement propice à l’étude.

On évite de suivre la séance de révision étendu dans son lit. L’objectif est d’envoyer des indices clairs au cerveau : c’est un moment pour étudier et se concentrer.

On prépare le matériel nécessaire pour réaliser les exercices, comme du papier et un crayon. On s’installe à un bureau ou à une table de travail. On retire le matériel non essentiel afin de limiter les distractions. On ferme les autres onglets et les applications susceptibles de capter l’attention et nous distraire.

#3 – Se brancher plusieurs ami-es en même temps.

Se connecter avec quelques ami-es en même temps peut faire une réelle différence. Après la séance, les jeunes peuvent échanger ensemble sur le contenu. Le fait de diversifier les stratégies d’étude favorise la rétention de l’information. Ils peuvent écouter, participer aux exercices, prendre des notes, poser des questions, puis tenter de s’expliquer la matière entre eux. Enseigner une notion à quelqu’un d’autre est d’ailleurs l’une des stratégies les plus efficaces pour consolider les apprentissages.

La présence des amis augmente aussi l’engagement. L’effet d’entraînement et l’influence des pairs deviennent alors de précieux alliés.

#4 – Sortir les écrans de la chambre à coucher.

Même si le jeune a toute la volonté de participer à la séance de révision, il demeure à un « swipe » de passer à autre chose. Le fait d’être dans sa chambre, seul et sans supervision, augmente les probabilités qu’il quitte le direct pour consulter d’autres contenus. Il peut se dire qu’il va y revenir… puis se laisser tenter par les nombreuses sollicitations de la plateforme ou d’autres plateformes.

Retirer les appareils des chambres à coucher, et pas seulement durant les périodes d’étude mais en tout temps, demeure une recommandation prioritaire des spécialistes de l’enfance et du développement. Cette mesure contribue à réduire le temps d’écran et à limiter l’exposition à du contenu inapproprié.

Quelques stratégies d’études supplémentaires

Voici trois stratégies supplémentaires pour favoriser la disponibilité aux apprentissages :

Prioriser le sommeil. Le sommeil joue un rôle central dans l’attention et la concentration, la mémoire, la résolution de problèmes, la persévérance à l’effort, ainsi que dans la gestion du stress et de l’anxiété. Il soutient aussi la capacité à faire face aux défis du quotidien.

Préparer son étude. Étudier ne se résume pas à ouvrir un livre. Cela implique de savoir quoi étudier, comment s’y prendre, organiser sa période d’étude et la planifier à l’horaire. Plusieurs de ces étapes peuvent être stressantes et devenir un frein. Offrir du soutien aux jeunes dans cette organisation peut faire une réelle différence sur l’efficacité et le déroulement des périodes de révision.

Étudier par blocs plutôt qu’en marathon. Le cerveau ne peut pas maintenir un niveau élevé d’attention pendant plusieurs heures consécutives sans s’épuiser. Le fait qu’un jeune étudie longtemps ne signifie pas que c’est efficace. Il est préférable de privilégier des périodes de révision plus courtes, structurées en blocs, avec des pauses et des moments de récupération.

Maintenir un équilibre des sphères de vie, même en période d’examens. Pour rester disponible et énergique, le cerveau a besoin d’équilibre. Les périodes d’étude ne devraient pas se faire au détriment des habitudes de vie et des activités qui soutiennent le bien-être. Il est normal d’ajuster l’horaire en période d’examens, mais sans éliminer complètement les activités qui permettent au jeune de rester en équilibre psychologique.

Espérant que cet article vous ait été utile et agréable à lire, je vous souhaite une belle période de préparation aux examens ministériels.

Vous avez aimé ce contenu? Merci de la partager avec votre entourage et de vous abonner à mon infolettre.

Pour consulter l’initiative Grandes révisions d’Allo prof et consulter le calendrier des séances de révision en direct, c’est ici : https://www.grandesrevisions.ca/


Texte par Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.), conférencière et propriétaire de Service psychosocial Pas-à-Pas

Retour au blogue

Infolettre et réseaux sociaux

Abonnez-vous à mon infolettre pour ne rien manquer : articles, outils, webinaires, offres de services, etc. Recevez chaque mois des outils concrets et des conseils pratiques pour soutenir le bien-être des jeunes et des familles.

* indicates required











© Pas-à-Pas, 2026. Tous droits réservés. | Politique de confidentialité