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Les risques associés à un niveau de stress élevé

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 17 juillet 2020

 

 

« Le cerveau de l’enfant a besoin de conditions de vie adéquates pour se développer petit à petit. Or, un état de stress ou d’anxiété maximal peut bloquer durant deux ou trois jours la création de nouveaux contacts entre les neurones. Et si la situation est chronique, le cerveau ne peut pas — dans ces conditions — se développer de manière optimale, car toutes les ressources neurologiques sont canalisées pour assurer une survie, et ce, au détriment du vivre ensemble. » (Monzée, 2019, extrait de la préface du livre « L’enfant stressé »)

Plusieurs personnes tendent à vouloir bannir le stress de leur vie, croyant que celui-ci n’est que négatif, souffrant et problématique. En trop grande quantité, le stress peut effectivement affecter notre santé physique et mentale … mais il n’est pas une maladie pour autant!

 

Le stress, c’est quoi?

Par définition, le stress est la réaction du corps en situation de menace. Il est une fonction physiologique nécessaire qui permet de s’adapter à son environnement.
Devant un danger réel et immédiat, alors que nous éprouvons de la peur, nous sécrétons des hormones de stress. L’organisme s’active alors de façon à assurer notre survie : l’attaque ou la fuite, ou encore l’immobilisation.
Imaginez que vous vous promenez dans la forêt durant une activité familiale. Vous apercevez, à quelques mètres de vous, un mignon petit ourson. Vous n’avez pas à être un expert de la faune pour savoir que la mère n’est pas bien loin et que cette situation peut devenir dangereuse rapidement. Vous n’aurez certainement pas besoin de faire vos étirements ni votre échauffement habituel pour prendre vos jambes à votre cou tout en transportant vos enfants dans vos bras. Vous vous découvrirez même peut-être de vrais talents de coureurs! Ce n’est pas parce que vous êtes un athlète, mais bien parce que la boucle de stress enclenchée dans votre cerveau aura permis d’activer l’ensemble de votre organisme en une fraction de seconde, tout en mobilisant l’énergie nécessaire pour fuir la menace.

 

L’anxiété, c’est quoi?

Lorsque nous appréhendons un danger, nous parlons alors d’anxiété. Les mêmes hormones de stress sont sécrétées et l’organisme s’active de la même façon. Le corps se prépare à affronter le danger … danger qui dans les faits ne se présentera probablement jamais.
Le cerveau ne fait pas la distinction entre le danger réel et imaginé, malheureusement. D’ailleurs, il ne distingue pas non plus l’ours dans la forêt qui veut votre peau de votre patron qui est constamment sur votre dos.
Danger pour danger, la boucle de stress s’active. Les réactions vécues dans la forêt seront alors tout à fait adaptées (attaque, fuite ou immobilisation), mais le seront bien moins au travail. Mais, ça, le cerveau ne le sait pas!

 

Le cerveau prend 40 à 45 ans à atteindre sa pleine maturité

En vieillissant, le cerveau mature et permet de canaliser la réponse de stress.
Le cerveau prendra 40 à 45 ans à atteindre sa pleine maturité.
Un environnement sécurisant et apaisant et des personnes significatives et bienveillantes nous permettront au fil du temps d’apprendre à gérer notre stress et à tempérer nos comportements et réactions. L’indulgence est donc de mise auprès des enfants, adolescents et jeunes adultes qui doivent surmonter les défis de la vie avec un cerveau immature.

 

Les risques associés à un niveau de stress élevé

Tel que mentionné, le stress n’est pas une maladie. Or, en trop grande quantité, il est dommageable tant pour notre santé physique que notre santé mentale.
En trop grande quantité, le stress peut entraîner toutes sortes de symptômes physiques, psychologiques et comportementaux : maux de ventre, hypervigilance, fatigue, difficultés d’attention et de concentration, impulsivité, pertes de mémoire, surestimation du danger, changement d’humeur, opposition, confrontation, évitement, procrastination, etc.
Le stress chronique peut également :
  • affaiblir le système immunitaire
  • augmenter les risques d’obésité, de problèmes cardiovasculaires et de diabète
  • entraîner des troubles digestifs (ulcères, maux de ventre, constipation, etc.)
  • développer ou intensifier des problèmes de peau (psoriasis, urticaire, acné, eczéma) ;
  • entraîner des troubles gynécologiques (dérèglement du cycle menstruel, retard ou absence de règles, stérilité réversible)
  • développer des troubles du sommeil
  • etc.
Plusieurs activités peuvent participer directement à diminuer votre niveau de stress : parler avec un proche, faire de l’activité physique, méditer, faire une activité de plein air/en nature, prendre un bain chaud, écouter de la musique, flatter son animal de compagnie, faire preuve d’altruisme, etc.

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 Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

3 activités pour maintenir les acquis et préparer la rentrée scolaire

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)

Date : 15 juillet 2020

 

 

 

Est-ce que les enfants doivent faire de la révision durant l’été ?

Comment faire pour rattraper les mois d’école perdus et éviter que mon enfant traîne de la patte en septembre?

Comment préparer adéquatement mon enfant pour septembre 2020 ?

 

Voilà le genre de questions auxquelles moi et mes collègues avons répondu dans le cadre du webinaire « Maintenir les acquis durant l’été ».

C’est en compagnie de Joël Monzée, docteur en neurosciences, et Mélanie Quarré, enseignante au primaire, que j’ai présenté ce webinaire le mercredi 15 juillet dernier. Découlant de ce qui a été dit durant cette soirée riche en informations, voici 3 activités agréables et simples à faire avec vos enfants cet été pour maintenir les acquis et prévenir la glissade de l’été.

 

Qu’est-ce que la « glissade de l’été » ?

Selon l’enseignante Mélanie Quarré, la glissade de l’été – qui réfère à la perte des acquis durant l’été – est bien réelle. Pour les enfants en difficultés d’apprentissage et d’adaptation ou pour les enfants socioéconomiquement défavorisés, cela représente une perte de 20% des acquis effectuée durant l’année scolaire. Malheureusement, d’année en année, ce retard s’accumule.

 

Prévenir la glissade de l’été

Il est bien important de se rappeler que le parent n’est pas un enseignant. Son rôle n’est pas d’enseigner à son enfant, mais bien de l’accompagner et de le sécuriser dans son parcours scolaire. Et, ça, ça ne se fait pas uniquement dans les livres d’école !

Voici donc trois activités à faire avec votre enfant cet été pour maintenir les acquis et le préparer à la prochaine année scolaire.

 

Lire des livres 

Les livres sont une ressource inestimable. Ils éveillent et cultivent l’imaginaire du lecteur, enrichissent le vocabulaire, développent les habiletés en grammaire, nourrissent la culture générale, diminuent le stress, sollicitent la mémoire et ses mécanismes, développent un réseau neuronal qui favorise la pensée complexe, et bien plus encore.

De plus, la lecture parent-enfant participe activement à l’établissement et au maintien du lien de confiance et de sécurité. Plus un enfant est en sécurité affective, plus il est disponible et disposé aux apprentissages.

Que vous lisiez avec votre enfant ou à côté de votre enfant, la lecture est un moment agréable de détente. L’idée est de permettre à l’enfant de lire des choses qui l’intéressent. Dans ce sens, il ne faut pas imposer une lecture à l’enfant, mais l’inviter à choisir quelque chose qui stimule et éveille son intérêt.

Bien sûr, on peut lire des romans, des contes, des bandes dessinées. On peut aussi lire des revues, des articles, des recettes, des lettres de grand-maman et grand-papa, de vieux journaux intimes du temps où le parent était enfant, des lettres d’amitié, etc.

L’idée est de lire … et d’aimer lire!

Voici une liste des meilleurs livres pour enfants … sélectionnés par des enfants : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1641665/livres-enfants-selon-enfants-elise-gravel

 

Jouer à des jeux de société

Les jeux de société sont géniaux. En plus d’être amusants, ils permettent de passer un moment agréable en famille et développent les habiletés sociales. En autres, ils permettent d’apprendre à :

  • attendre son tour
  • se concentrer
  • être attentif
  • être patient
  • respecter des consignes
  • gagner et à perdre
  • respecter les autres joueurs
  • gérer ses émotions,
  • etc.

Cet été, lorsque vous sortirez un jeu, ayez en tête de travailler un objectif spécifique. Par exemple, apprendre à lire et respecter les règles, attendre son tour, retenir les consignes, etc. Évidemment, le but est aussi d’avoir du plaisir.

Surtout, souligner et féliciter les efforts de l’enfant, c’est très important. Et, focusser sur le processus et non le résultat.

Voici un super livre pour vous aider à choisir un jeu de société pour votre enfant ou vos élèves, tout en ciblant des habiletés ou intentions précises :

Guide des jeux de société pour apprendre en s’amusant, par Annick Pelletier (2009)

 

Réviser efficacement

Selon l’enseignante Mélanie Quarré, il est bien plus efficace de réviser des notions déjà apprises en cours d’année, 10-15 minutes par jour, que de passer une heure, deux ou trois fois par semaine, à terminer les pages non complétées dans les différents manuels scolaires.

« Ce n’est pas la durée qui importe, mais la fréquence de la révision. Le but étant d’activer de manière répétée les neurones, pour consolider les apprentissages. » (Mélanie Quarré)

Le parent peut poser des questions pour mobiliser les connaissances. Transposer les apprentissages en classe vers la vie quotidienne est d’autant plus efficace. Par exemple, faire des résolutions de problèmes en mettant en scène les amis de votre enfant qui souhaitent se partager un paquet de cartes Pokémon.

Demander à l’enfant de raconter une histoire ou de donner des explications dans ses mots est une autre façon de maintenir les acquis.

Il est très important de tenir en considération le contexte de révision. Si l’enfant est forcé de faire de la révision, que cela est très exigeant et désagréable, qu’il subit du stress et de la pression, non seulement il ne sera pas disposé et disponible aux apprentissages, mais cela aura une influence négative sur sa relation avec l’école et tout ce qui l’entoure.

Oublier les méthodes traditionnelles (assis à la table, bien droit devant son cahier). Il n’a pas besoin de ça pour réviser. Au contraire, même. Penser « ludique » !

Voilà! Je vous souhaite un bel été, dans le plaisir, le calme et l’amour … trois choses dont l’enfant a besoin pour bien le préparer à la prochaine rentrée scolaire.

 

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 Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

10 stratégies pour préparer la rentrée scolaire avec son enfant

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 juillet 2020

 

 

 

Plusieurs enfants et adolescents ont éprouvé (et éprouvent encore) des difficultés académiques et émotionnelles ces derniers mois. Les tâches scolaires ont été plus ardus, la motivation n’était pas au rendez-vous, le nombre de crises et querelles à la maison a augmenté, etc.

De nombreux adultes aussi ont vécu (et vivent encore!) des défis reliés à la pandémie : réorganisation travail-famille, sentiment d’impuissance, sentiment d’incompétence au travail et à la maison, difficultés financières, tensions familiales, conflits dans le stress, stress, etc.

Plusieurs s’inquiètent déjà du retour à l’école, se demandent comment rattraper le temps, cherchent des moyens pour éviter de « trainer » de la patte en septembre, etc.

Le niveau de stress est à la hausse, autant chez les jeunes que chez les adultes.

N’oublions pas que le stress a des impacts sur notre fonctionnement au quotidien, notamment sur nos capacités d’apprentissage.

Saviez-vous qu’en situation de stress, l’enfant et l’adolescent n’ont PAS accès à leur cortex ? Or, ils ont besoin de cette partie du cerveau pour faire des apprentissages, être attentifs et concentrés, respecter les consignes, gérer leur impulsivité, tempérer leurs émotions, etc.

Par moment, même l’adulte se déconnecte de son cortex préfrontal lorsque le niveau de stress ressenti est trop grand. Cela nous amène à perdre patience, lever le ton, menacer, sévir, déborder sur les enfants ou le conjoint, laisser-aller des situations qui nécessitent une intervention, avoir juste envie de quitter la maison pour s’enfuir dans un lieu calme, etc.

Toutes sortes de difficultés s’observent lorsqu’un individu vit du stress :

  • Moins de persévérance
  • Plus de découragement
  • Moins de capacité à se concentrer
  • Plus d’erreurs d’inattention
  • Plus de débordements émotionnels
  • Plus de procrastination
  • Plus de sabotage (travailler plus vite que bien)
  • Etc.

En septembre, l’important ne sera pas de miser sur les apprentissages.

En septembre, l’important, ce sera le lien, le sentiment de sécurité, le sentiment de confiance.

 

10 stratégies pour préparer la rentrée scolaire avec son enfant

Prendre soin de la vie affective des jeunes est assurément ce qui les aidera le plus à se préparer pour la rentrée scolaire.

Plusieurs actions peuvent être posées pour diminuer le niveau de stress des jeunes :

  • Passer un moment de qualité avec son enfant tous les jours. Cela sécurise l’enfant, l’apaise et l’aide à développer ses ressources.
  • Créer des occasions de partages où l’on tente de mettre des mots sur les émotions, les peurs et les inquiétudes vécues depuis le début de la pandémie. Être à l’écoute, sans jugement.
  • Instaurer un climat de calme et de sécurité dans la maison.
  • Diminuer le temps d’exposition aux écrans de loisirs (jeux vidéo, médias sociaux, clavardage, applications sur la tablette, etc.).
  • Utiliser des livres pour discuter d’enjeux avec son enfant et tenter de trouver des solutions (« Que penses-tu de …? », « Que ferais-tu si tu étais à sa place? », « Pourquoi crois-tu qu’il était en colère? » …)
  • Prendre soin de nous, comme adulte, pour limiter notre propre niveau de stress. Nos enfants sont une éponge à émotion.
  • Miser sur les efforts et non sur les résultats. Dans les réalisations quotidiennes comme dans la vie scolaire.
  • Valoriser les efforts, même les plus petits.
  • Se fixer des objectifs et des attentes réalistes.
  • Être indulgent, envers les jeunes et envers nous-mêmes.

 

 Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».
7 stratégies pour favoriser la collaboration

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 15 juillet 2020

 

 

 

Quelques attitudes et interventions contribuent réellement à diminuer ces comportements d’opposition. En voici quelques-unes.

  • Être empathique et indulgent envers lenfant

Reconnaître et entendre ses frustrations, ses besoins, ses émotions, ses limites, etc.

  • Délimiter un cadre clair et connu par l’enfant.

Lui expliquer nos attentes, lui enseigner les limites et les règles (ça ne s’enseigne pas durant une intervention!). Exposer clairement les conséquences en lien avec la transgression de ces règles et limites.

  • Être cohérent, constant et conséquent dans nos actions.

Les règles et les limites sont les mêmes, tout le temps. Cela ne dépend pas de notre humeur, de la pluie ou du beau temps, de la journée qu’a passée l’enfant, de notre niveau de fatigue, etc.

Ce qui est connu et prévisible est rassurant. Il est plus facile pour l’enfant de rencontrer les attentes que nous avons envers lui de cette façon.

Si nos interventions diffèrent d’une fois à l’autre, il est normal que l’enfant « s’essaye ». Il est simplement rusé et intelligent, ce qui est une bonne chose en soi.

  • Outiller l’enfant.

Enseigner à l’enfant des stratégies plus adéquates et efficaces pour répondre à ces besoins : proposer des choix, lui demander son avis, lui apprendre à partager adéquatement son point de vue, écouter son point de vue (écouter, ça ne veut pas dire de lui donner raison pour autant), faire des rétroactions.

  • Reconnaître et accepter son individualité.

Accepter que l’enfant fasse des choses par lui-même, différemment que ce qu’on lui propose. Oui, c’est plus long à sa façon. Prévoyons alors plus de temps pour lui permettre d’essayer ses trucs et idées.

Évitons les reproches du genre : « Bon, tu vois que ça ne fonctionne pas de même. Je te l’avais dit! ». Il est en apprentissage, ce qui implique de faire des essais et erreurs, souvent.

  • Enseigner à lenfant les habiletés du « vivre ensemble » et valoriser ces habiletés.

Partage, collaboration, respect, entraide, etc. Enseigner, ce n’est pas juste de lui demander d’être comme ci ou comme ça. C’est aussi lui montrer comment on fait pour agir comme ci ou comme ça.

L’enfant apprend par l’exemple. Nous devons être un modèle. Lui faire prendre conscience lorsqu’il adopte des attitudes et comportements favorables. Accorder plus d’importance à ses bonnes attitudes qu’à ses moins bonnes.

  • Valoriser les efforts.

Faire beaucoup plus de renforcement sur les bons comportements que de conséquences. Surtout, donner des conséquences qui font du sens, qui sont en lien direct avec le comportement ou le geste posé.

Ne pas punir (ce qui ne sert à rien, autre que de frustrer l’enfant!), mais plutôt amener l’enfant à réparer son geste (la meilleure conséquence, à mon avis!).

Il existe évidemment tellement d’autres stratégies pour favoriser la collaboration chez l’enfant. Je vous en parle longuement durant la conférence “L’opposition et la confrontation chez les enfants” et dans mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

Bref, l’enfant s’opposera et confrontera bien moins l’adulte si nos attitudes, nos actions et nos interventions ont pour objectif de répondre à leurs besoins, être à l’écoute de leurs émotions et instaurer un cadre clair et sécurisant.

 

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3 causes fréquentes à l’opposition

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 14 juillet 2020

 

 

 

S’opposer, ça sert à quelque chose … et pas juste à faire suer l’adulte!

 

Lien entre le stress et l’opposition

D’abord, l’opposition et la confrontation peut – est bien souvent! – être un mécanisme de défense en contexte de stress et d’anxiété.

L’enfant, stressé, réagit à la situation, à la consigne ou autre sur un mode défensif. Il argumente, “pète une coche”, confronte, refuse, se braque, etc.

Plutôt que de le rassurer et d’entendre le besoin derrière ce comportement, nous nous attardons maladroitement aux comportements inadéquats.

Résultat : l’enfant se désorganise encore plus, écoute moins et fait une plus grosse crise.

 

S’individualiser, se faire entendre

S’opposer est une façon de s’individualiser : « Je refuse ce que tu me proposes. Je veux quelque chose de différent. Je veux choisir. Je veux qu’on m’entende et qu’on me reconnaisse. »

Argumenter est une façon de faire entendre ses idées et de tenter de faire valoir son point.

 

Identifier les limites

En confrontant et en s’opposant, l’enfant apprend aussi à reconnaître les limites du cadre qu’on lui propose. Il teste les limites, constamment. C’est normal! Il apprend.

En confrontant et en s’opposant, l’enfant évalue le « pouvoir » qu’il a sur son environnement. Il teste ce niveau de pouvoir et d’influence qu’il peut voir autour de lui. C’est normal. Il apprend.

 

À retenir

Les enfants possèdent bien peu de moyens pour répondre à leurs besoins, se faire entendre et gérer toutes les émotions que cela entraîne. Puis, leur cerveau – tellement immature – est dominé par la tempête émotionnelle lorsqu’il est contrarié, déçu, triste, fâché, etc.

Ils ne sont pas logiques, ni rationnels.

L’accompagnement bienveillant permettra à l’enfant de développer ses ressources, sa gestion émotionnelle et son coffre à outil.

 

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Le « terrible two » et le « fucking four » ont le dos large

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 juillet 2020

 

 

 

STOP !

Arrêtons d’accuser le « terrible two », le « fucking four » ou encore la « crise d’adolescence » pour tous les comportements d’opposition et de confrontation !

Pourquoi ?

Parce qu’en mettant la faute sur ces phases, cela revient à dire qu’il faut simplement attendre que ça passe. Ce qui est FAUX.

Il faut AIDER l’enfant à traverser ces périodes et non pas les subir dans l’espoir que ces comportements dérangeants se résorbent d’eux-mêmes.

Sans quoi, l’enfant en souffrira, l’adulte qui l’accompagne aussi et leur relation encore plus!

Certes, les comportements d’opposition et de confrontation sont fréquents (et bien plates!) durant ces fameuses phases nommées ci-haut. Mais, ils persisteront possiblement bien au-delà de ces phases si l’enfant ne parvient pas à trouver de réponse aux besoins qui correspondent à ces périodes développementales.

 

2 besoins à répondre durant ces phases

Entre autres, durant ces phases, l’enfant a BESOIN de :

  • velopper son autonomie : faire des choses par lui-même, faire des choses à sa façon, que l’adulte accepte qu’il fasse des choses par lui-même et à sa façon, etc.
  • Sindividualiser : être reconnu et considéré personne à part entière avec des besoins et des désirs propres à lui

 

Savoir écouter l’enfant

Malheureusement, plusieurs adultes négligent de réellement écouter l’enfant, d’entendre ce qu’il tente de dire par ces comportements dérangeants, sous prétexte que « c’est la mautadine de phase plate qui l’amène à réagir de même ».

Résultat : l’opposition et la confrontation augmente. Les parents désespèrent.

Ces comportements « dérangeants » – au-delà de déranger – ont une réelle fonction. Ils répondent à des besoins … mais lesquels ?

 

5 stratégies pour accompagner l’enfant

  • Donner des choix à l’enfant
  • L’aider à mettre des mots sur ce qu’il ressent
  • Être à l’écoute et respectueux face à ses besoins
  • Être indulgent : son cerveau immature rend très complexe la gestion des émotions
  • Accompagner l’enfant avec bienveillance dans ses périodes de retour au calme

 

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Le rôle du père dans l’éducation

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 21 juin 2020

 

 

 

Chers papas,

Au fil des ans, et au fil de notre adaptation évidemment, votre rôle a été appelé à changer. Vous êtes devenu de plus en plus investi et impliqué au sein de votre famille.

Plus personne n’est surpris aujourd’hui de voir un père porter son bébé dans un foulard, lui donner le biberon ou prendre un congé pour rester auprès de lui. Pourtant, seulement quelques décennies avant nous, ça aurait créé tout un choc!

Alors, il est bien normal que, par moment, vous puissiez vous sentir un peu démuni dans tout ce qui entoure votre paternité.

Bien que :

  • votre rôle de père vous apparaisse parfois difficile et qu’il soit peut-être même encore plus difficile que vous ne l’auriez cru ;
  • le fait d’être papa, de prendre soin d’un enfant, ne vous apparaisse pas toujours aussi « naturel » que cela peut sembler l’être pour la maman ;
  • que les premières années de vie de votre enfant puissent parfois être plus difficiles pour vous : vous ne savez pas toujours de quelle façon composer ou décoder les pleurs du nourrisson, vous êtes impatient qu’il s’exprime avec des mots et qu’il développe sa motricité afin de jouer et interagir davantage avec lui, etc. ;
  • votre enfant se tourne parfois (ou souvent!) vers la maman pour être consolé ou réconforté alors que vous étiez déjà auprès
    de lui ;

Vous êtes TELLEMENT importants.

J’aimerais aussi vous dire que :

  • c’est CORRECT que vous ne fassiez pas les choses exactement comme la mère … parce que vous n’êtes pas la mère ;
  • c’est CORRECT que vous compreniez les situations et les expériences de l’enfant d’une façon différente que la mère … parce que vous n’êtes pas la mère ;
  • votre façon d’interagir avec l’enfant et d’intervenir auprès de lui – dans la cohérence entre les deux parents bien sûr – lui enseigne des choses, des façons de voir et de faire nouvelles, utiles et même nécessaires!
 

Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

Je ne suis pas un parent mou. Je choisis la bienveillance.

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 4 juin 2020

 

 

 

Je ne suis pas un parent « mou » parce que je prends soin des émotions de mon enfant malgré ses comportements inadéquats, inacceptables ou dérangeants.

Je choisis la bienveillance.

Je ne suis pas un parent « manipulé » parce que je donne à mon enfant l’aide et l’attention dont il a besoin pour gérer sa crise.

Je choisis la bienveillance.

Je ne suis pas un parent « inconséquent » ou « incohérent » lorsque mon enfant fait une crise et que je prends soin de lui plutôt que de le chicaner ou lui donner une conséquence.

Je choisis la bienveillance.

Choisir la bienveillance n’a rien de facile. Ce n’est pas du tout du laxisme. Cela me demande des efforts tous les jours, des efforts conscients, et beaucoup (beaucoup!) de trucs pour gérer mes émotions de sorte à l’accompagner dans les siennes.

La bienveillance au quotidien

Je choisis d’abord et avant tout de prendre soin de mon enfant, sachant que son cerveau immature ne lui permet pas du tout de gérer ses émotions comme moi je le fais.

Je suis indulgente face à ses comportements et réactions puisque je sais que gérer une tempête émotionnelle pour lui n’a rien de facile, encore une fois dû à l’immaturité de son cerveau. Il a besoin de mon aide, de mon attention et de ma douceur pour se calmer, développer ses ressources et sa résilience.

Je choisis de lui offrir ma compassion, mon écoute et mon respect pour l’aider à mieux comprendre ce qu’il ressent et identifier ce dont il a besoin.

Je ne laisse pas mon enfant « tout faire » … au contraire!

Même si je choisis de prendre soin des émotions de mon enfant – plutôt que de m’attarder à ses comportements – durant la crise, je fais une intervention après coup. Non, je ne le fais pas devant vous, au magasin ou au parc. Ce n’est pas le bon moment et ça ne vous concerne pas.

Lorsque mon enfant est calme, qu’il est prêt et disposé à discuter avec moi, je reviens sur ces comportements « inadéquats ».

Des fois, c’est 15-20 minutes après.

Des fois, c’est en fin de journée.

Des fois, c’est juste le lendemain ou surlendemain.

Je le fais dans la douceur. Je m’assure de moi-même être calme et disponible. Je sais qu’ainsi, ce que je lui enseignerai sera bien mieux accueilli et compris que si j’avais usé de rudesse.

SVP, au nom de tous les parents …

S’il vous arrivait de croiser un enfant en pleine crise au magasin, au parc, à la sortie de la garderie ou autre, JE VOUS EN PRIE, soyez plein de compassion et d’empathie pour le parent … et non plein de jugement.

Les regards remplis de jugement, les mots chuchotés qu’on n’entend pas mais qu’on comprend, les visages exaspérés, les yeux qui roulent, les expirations interminables : ça nous brusque, ça nous fait ressentir de la honte, ça nous stresse, ça nous blesse, ça blesse nos enfants…

Ces comportements influencent la qualité de présence du parent envers son enfant, ce qui directement influence la capacité de l’enfant à se calmer et à utiliser ses ressources.

Choisir la bienveillance, ça se fait un jour à la fois… parfois une heure à la fois.

Je choisis la bienveillance.

 

Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

 

Il veut être avec moi, mais il veut que je le laisse tranquille.

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 28 mai 2020

 

 

 

«Il veut être avec moi et en même temps il veut que je le laisse tranquille. »

Tous les parents ont déjà vécu ça. Les intervenants aussi (enseignants, TES, éducatrices …).

 

Un petit résumé

L’enfant (et même l’ado) fait une crise. Il fait tout pour que vous vous occupiez de lui.

Lorsque vous vous approchez, il vous crie de vous en aller.

Lorsque vous le laissez seul, il vous réclame.

Lorsque vous tentez de l’aider, il vous rejette et la crise augmente.

OUF! C’est difficile de comprendre ce dont il a vraiment besoin.

 

De quoi a-t-il besoin ?

Joël Monzée, docteur en neurosciences avec lequel je collabore étroitement, rappelle constamment que nous avons deux besoins fondamentaux qui s’expriment tout au long de la vie : le besoin de lien & le besoin d’individualisation.

 

Les besoins de lien et d’individualité, par Joël Monzée

 

Les besoins de lien et d’individualité

Tout au long de la vie, nous avons besoin d’être en lien. Nous avons besoin de développer de relations sécurisantes dans lesquels nous nous sentons aimés et existés.

Nous avons aussi besoin d’être séparés, de nous individualiser, de vivre et d’explorer la personne que nous sommes, indépendamment des autres.

 

2 ans : « Terrible two »

À deux ans, ces deux besoins sont quasi superposés. L’enfant veut être à la fois en lien et séparé. Ce qui génère un réel tourbillon émotionnel … d’où les crises de bacon.

 

4 ans : « Fucking four »

À quatre ans, l’enfant comprend qu’il est un individu à part entière, il reconnaît qu’il existe en dehors des autres.

Les deux besoins, toujours présents. Ils s’éloignent un peu l’un de l’autre.

Encore une fois, cela crée de réelles déchirures : Je veux être en lien, j’ai besoin du lien pour me sécuriser et m’aider à gérer mes émotions, et je veux être différent, faire les choses par moi-même, exprimer mon individualité.

 

Adolescence : « Crise d’ado »

À l’adolescence, ces deux besoins sont complètement opposés.

Pour être en lien, je dois sacrifier mon individualité. Pour m’individualiser, je dois sacrifier le lien.

Vraiment pas facile, mais nécessaire!

Ce qui explique que la relation parent-enfant change à l’adolescence.

L’ado veut maintenant se confier et passer du temps avec ses amis … et non plus avec son parent, même s’ils avaient une excellente relation.

Lorsqu’il vit des difficultés, ce n’est plus nécessairement vers son parent qu’il se retourne. Plusieurs le prennent malheureusement comme un rejet … alors que cette phase est nécessaire au développement de sa personne.

 

La vie adulte

Au début de la vie adulte, ces deux besoins tendent à se rapprocher. Et, tout dépendant la façon dont nous aurons été guidés et accompagnés durant l’enfance et l’adolescence, nous apprendrons à gérer ces deux besoins durant notre vie adulte.

Par moment, j’ai besoin de sortir de la maison SEULE, de m’éloigner quelques heures ou parfois quelques jours de ma famille. Je les aime plus que tout, mais j’ai besoin de me retrouver MOI. Si l’on m’en empêchait (ce qui heureusement n’est pas le cas!), j’étoufferais! Je me sentirais envahie.

Par moment, j’ai vraiment besoin d’être avec ma famille, avec mon mari. J’ai besoin de sentir la force de notre lien, de notre amour. Ces moments partagés contribuent largement à mon bonheur. Si l’on m’en privait (ex. : Un mari qui n’a pas envie de passer du temps avec moi.), je me sentirais probablement abandonnée et rejetée.

 

Le défi d’une vie

Dans ce sens, tout au long de notre vie, nous devrons apprendre à composer avec ces deux besoins.

Grandir dans un milieu qui ne respecte pas notre besoin d’individualité et notre espace pourrait possiblement créer une blessure d’envahissement. Ce qui pourrait conduire à se mettre en position de « sauveur » dans nos relations, par exemple.

Grandir dans un milieu rejetant et négligeant pourrait possiblement créer une blessure d’abandon. Ce qui pourrait conduire à vouloir entrer en relation à tout prix, par exemple.

 

Accompagner nos enfants et adolescents

La difficulté à concilier ces deux besoins entraine énormément de comportements dérangeants chez nos enfants et adolescents.

Soyons à l’écoute de leurs émotions et de leurs besoins.

Accompagnons-les à mettre des mots sur leurs émotions et leurs besoins.

Soyons indulgents face à la façon dont ils expriment leurs émotions et leurs besoins.

 

Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».

 

Le personnel scolaire a besoin d’aide

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)

Date : 19 mai 2020

 

 

 

En ce temps de crise pandémique, il est tellement important de se pencher sur les enjeux affectifs et sociaux des jeunes, enfants comme adolescents.

Mieux comprendre l’impact de cette nouvelle réalité sur leur développement affectif et leurs besoins permettra assurément de les aider à gérer leurs émotions, développer leurs ressources et s’épanouir.

Oui, les jeunes auront besoin des adultes.

Pour que ces adultes soient disponibles, il ne faut pas négliger l’aide dont ils auront besoin pour accompagner ces jeunes aux besoins affectifs grandissants.

Le personnel scolaire a besoin d’aide lui aussi.

N’oublions pas que l’ensemble du personnel scolaire et des milieux de garde aura besoin de nous aussi, de notre soutien collectif, de notre reconnaissance et de notre appui pour prendre soin de nos enfants.

Ils auront besoin du soutien de leur équipe de travail et de leurs dirigeants.

Ils auront besoin du soutien des autres intervenants, dans d’autres établissements, qui, comme eux, font tout en leur pouvoir pour offrir un accompagnement de qualité aux jeunes.

Ils auront besoin d’un gouvernement qui prend en compte leurs besoins et qui leur donne les ressources nécessaires pour y répondre.

 

Je pense à vous.

Ma sœur aînée est enseignante au préscolaire à la CSSMI. Elle est une enseignante incroyable, bienveillante, aimante. Elle inspire énormément mon travail.

En discutant avec elle et ses collègues quotidiennement, et avec mes consœurs et confrères de travail, je suis TRÈS consciente des défis qui se présentent à vous tous et des tourbillons d’émotions dans lesquels vous pouvez être pris en ce moment.

Je travaille fort, tous les jours, pour innover et créer du contenu pour vous soutenir.

 

Une initiative d’envergure pour soutenir le personnel scolaire

Enseignants, éducatrices, TES, surveillantes du dîner, professionnels (orthopédagogue, psychologue, orthophonistes, ergothérapeutes, etc.) et membres de direction des différents établissements, je m’engage à faire ma part pour vous soutenir.

Voici donc un magnifique (et GROS) projet sur lequel je collabore avec plusieurs autres professionnels et intervenants pour VOUS.

 

 

Le colloque virtuel et gratuit « Enseigner autrement » (11 au 14 juin 2020)

 Pour vous inscrire et consulter l’horaire de chaque conférence, visitez-le :

cerveauetpsychologie.com/enseigner-autrement-colloque-virtuel/

 

 

19 CONFÉRENCIERS

Joël Monzée, docteur en neurosciences

Richard Robillard, psychopédagogue et chargée de cours à l’Université de Sherbrooke

Candice Marro, psychologue et ostéopathe

Caroline Quarré, intervenante psychosociale

Céline Boevinger, enseignante en Europe

Claudine Martin, travailleuse sociale

Éric Bellefleur, enseignant en adaptation scolaire

Étienne Pellerin, directeur au Collège de l’Assomption

Hélène Bossé, directrice FQDE

Isabelle Gadbois, orthopédagogue et présidente AOQ

Jean-Claude Tremblay, conférencier et chroniqueur

Julie Beaulieu, professeure UQAR

Karine Létourneau, enseignante

Kim Nunès, conférencière et auteure

Marie-Ève Deslauriers, coordonnatrice du dév. professionnel au Regroupement des CPE en Estrie

Maurice Tremblay, formateur pédagogue et chargée de cours à l’Université de Sherbrooke

Mélanie Quarré, enseignante

 

La rediffusion du colloque est maintenant disponible au coût de 30$ (taxes et frais inclus) via ce lien : https://cerveauetpsychologie.com/enseigner-autrement-colloque-virtuel/

Pour plus de trucs et conseils afin d’accompagner vos enfants, je vous invite à consulter mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans à l’école comme à la maison ».