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(Article 4 de 4) Conciliation travail-famille : apprivoiser l’ennui et gérer le temps d’exposition aux écrans

Occuper les enfants alors que nous devons travailler peut rapidement devenir exigeant. Bien qu’il serait souhaitable que les jeunes parviennent à s’occuper seul, ce n’est pas le cas de la majorité des enfants. C’est d’ailleurs un gros problème actuellement : les jeunes parviennent difficilement à gérer l’ennui.

Voici donc 4 astuces pour aider votre enfant à développer sa capacité à s’ennuyer.

4 conseils pour aider votre enfant à apprivoiser l’ennui

  1. Créer avec lui une banque d’activités pour les moments d’ennui. Lister différentes activités que votre enfant aime faire et qu’il peut faire sans votre aide. Plutôt que de tenter vous-mêmes d’organiser les temps libres de votre enfant, redirigez-le vers cette banque d’idées.

  2. Ne jugez pas la façon dont il occupe ses temps libres. Il peut bien “perdre son temps” s’il le veut. L’idée est qu’il se sente bien, qu’il gère les émotions suscitées par cette situation, alors qu’il est seul et qu’il n’a rien à faire. Vous verrez, il ne restera pas si longtemps à « ne rien faire ».

  3. Prévoyez des moments libres durant la journée, sans activité à l’horaire. Il doit avoir l’occasion de prendre soin de lui, de se poser. Il doit apprendre à vivre sans être constamment stimulé par une personne ou un appareil.

  4. Donner l’exemple. Prendre du temps pour soi et ne rien faire n’est pas une perte de temps! C’est nécessaire! N’hésitez pas à nommer à voix haute à votre enfant que vous prenez un temps pour vous et partagez combien cela vous fait du bien. Les jeunes apprennent par l’exemple!

     

Finalement, voici quelques stratégies en rafale pour gérer le temps d’exposition aux écrans de loisirs :

  • Imposer une limite de temps quotidien.
  • Mettre une alarme pour aider à contrôler ton temps.
  • Superviser le contenu consulté et prioriser du contenu éducatif, adapté pour l’âge de l’enfant/adolescent.
  • Être un exemple. Ce qui est demandé à l’enfant est respecté par l’adulte.
  • Éviter de récompenser et de sévir avec les écrans. Les écrans doivent faire partie de l’hygiène de vie … et on ne joue avec pas l’hygiène de vie!
  • Considérer les écrans comme un privilège et non comme un droit.
  • Fermer et ranger les appareils après utilisation (loin de la vue).
  • Prévoir des moments “sans écran” à l’horaire.
  • Prendre des pauses à chaque 20 minutes pour bouger et reposer les yeux.
  • Se déconnecter de tes médias sociaux après utilisation.
  • Désinstaller les notifications de tes appareils pour éviter la distraction.
  • Appeler un ami plutôt que de clavarder (chatter). C’est moins stimulant pour ton cerveau!
  • Diviser le temps d’exposition en plusieurs courtes périodes dans la journée.
  • Éviter les écrans de loisirs avant de partir pour l’école ou durant les pauses.
  • Fermer les écrans 2h avant d’aller au lit et sortir tes appareils de la chambre à coucher.
  • Faire une journée sans écran par semaine pour explorer d’autres loisirs et activités.

L’ennui est la porte de la créativité! Même si vous êtes le meilleur des parents G.O., jamais je ne recommanderai qu’on s’occupe continuellement des jeunes. Voir à leurs besoins, oui. Être constamment derrière eux pour s’assurer qu’il ne manque de rien et qu’ils ont du plaisir, certainement pas.

Apprendre à s’occuper seul durant ses temps libres aidera votre enfant à mieux tolérer les temps d’attente. Il gèrera mieux ses émotions à la maison, alors que rien n’est organisé. Il se sentira mieux en classe, alors qu’il a terminé un travail et qu’il doit patienter.

Gérer l’ennui permet de profiter davantage du moment présent. Il fera appel à son imagination, à sa créativité et à son autonomie. Il prendra le temps de faire des choses qui lui échappent habituellement, puisque nous organisons son horaire au quart de tour en enchaînant les activités les unes après les autres.

S’occuper seul est difficile pour un enfant qui n’a jamais eu à le faire. Cela s’apprend.

La responsabilisation : une clé au bien-être

Dans le contexte actuel, il peut être tentant de « chercher le coupable », de mettre de l’avant tout ce qui (et ceux qui) nuit à notre bien-être. Il peut être tentant d’accuser le Réseau de l’Éducation, le Réseau de la santé, le gouvernement, notre employeur, etc. pour tout ce qui ne fonctionne pas en ce moment. Or, la victimisation n’aidera personne à aller mieux, au contraire. Cette posture nous plonge dans l’impuissance, l’anxiété. La responsabilisation, en contrepartie, permettra de rediriger notre énergie pour créer du beau et du bon.

La responsabilisation ne veut pas dire de se rendre responsable de ce qui arrive. Cela veut dire d’être responsable dans la façon dont nous gérons cette situation. Prendre action sur des choses sur lesquelles nous avons du contrôle (notre attitude, nos choix, notre discours, nos actions, nos choix …). Cela aura pour effet de favoriser notre bien-être, notre efficacité, notre sentiment de compétences … et diminuera notre sentiment d’impuissance et d’anxiété.

(Article 3 de 4) Conciliation travail-famille : faciliter l’école à la maison pour notre enfant

Plusieurs parents vivent de l’anxiété à l’idée d’accompagner et de guider leur enfant durant les périodes de travail et de leçons. « Je ne suis pas un enseignant moi! »

Aider son enfant alors qu’on doit travailler en même temps n’est pas une chose simple. Néanmoins, rappelons-nous que les enfants ont besoin de soutien et ne sont pas en mesure de s’organiser complètement seul. Un minimum d’encadrement sera nécessaire.

Pour faciliter ces périodes de travail des enfants et adolescents et la conciliation travail-famille, voici 10 astuces.

  1. Délimiter un espace de travail: Tout le monde n’a pas le luxe d’avoir un bureau à la maison ou un espace à la Pinterest pour y installer son enfant. Minimalement, votre enfant devrait retrouver dans un seul et même espace tout ce dont il a besoin pour exécuter son travail d’élève. Papier, crayons, livres d’école, ordinateur, etc. Aussi, épurez cet espace! Retirez ce qui n’est pas nécessaire pour éviter les distractions et l’encombrement.
  2. Limiter les distractions : Le bruit du petit frère qui joue avec ses blocs ou encore votre discussion téléphonique professionnelle en bruit de fond nuisent à l’attention et la concentration de votre enfant. Un espace en retrait est à privilégier.
  3. Se préparer pour sa journée. Comme pour une journée d’école, le jeune doit s’habiller et manger avant d’entamer sa journée. Manger devant l’ordinateur nuit à l’écoute des signes de satiété en plus de créer de la distraction. Travailler en pyjama indique au cerveau que nous sommes en période de repos. La préparation à la journée dispose le cerveau à une période de travail.
  4. Préparer une liste de tâches. Avant de débuter sa journée d’école, révisez avec votre enfant (et votre ado!) sa planification de la journée. Aidez-le à organiser son matériel et à lire les consignes. Cela limitera les sollicitations de sa part ensuite. Dressez une liste à cocher de tâches à réaliser. Le cerveau adore réaliser des tâches et mettre un crochet à la liste de « to do ». Il se sent alors efficace, compétent, bon. La liste de tâches doit être la plus précise et concrète que possible (ex. terminer la page 32 dans le cahier Maths+ VS faire le devoir de mathématiques). Ainsi, s’il ne parvient pas à accomplir une tâche, il peut la mettre de côté et passer à la prochaine.
  5. Définir des stratégies en cas de problèmes. Avant de rencontrer un problème (ex. : ne pas comprendre une consigne), définissez avec votre enfant différentes méthodes pour tenter de le résoudre par lui-même avant de vous solliciter. Mettez ces stratégies par écrit, ainsi votre enfant pourra s’y référer au besoin. Par exemple : relire la consigne, poser une question à l’enseignant (durant une rencontre web de classe), appeler un ami (préparer une liste de numéro de téléphone), consulter les notes de cours et exercices complétés en référence, passer à la prochaine question et y revenir dans 5 minutes, demander à son frère ou sa sœur, etc.
  6. Planifier des périodes de soutien. À différents moments planifiés de la journée, proposez votre aide à votre enfant. Tant mieux s’il n’a pas de questions. S’il en a, et que vous respectez votre engagement de venir à des moments précis, il sera davantage en mesure de patienter jusqu’à votre venue pour vous poser des questions.
  7. Retirer les appareils électroniques de loisirs. La télévision, la tablette, le cellulaire sont des sources de distraction importantes. Retirer les appareils permettra d’éviter d’y perdre son temps. Gardez un œil sur les onglets ouverts sur l’ordinateur.
  8. Éviter les écrans de loisirs (clavardage, jeux en ligne, médias sociaux, etc.) avant de faire des devoirs et leçons. Les appareils électroniques sont vraiment très stimulants et interfèrent avec l’attention et la concentration pour les activités qui suivent leur exposition. Surtout, après un jeu ultra amusant et stimulant, les tâches scolaires pourraient paraitre encore plus difficiles et ennuyeuses.
  9. Souligner les efforts de votre enfant. Malgré qu’il puisse rechigner, encouragez ses efforts est super important. Les discours du genre « Moi aussi je dois travailler de la maison et ce n’est pas plus le fun pour moi. » sont vraiment à éviter. L’empathie et l’encouragement seront de loin plus aidants. C’est surprenant combien une phrase comme « Ouf, tu as l’air vraiment découragé. Bravo de continuer d’essayer. » peut avoir un effet positif.
  10. Quand c’est fini, c’est fini!Lorsque la journée d’école est terminée, elle est terminée. Il est déjà difficile pour les enfants de faire l’école à la maison, c’est nécessaire d’avoir du répit et du plaisir après sa journée d’école. Peu importe la façon dont s’est déroulée la journée d’étude, l’enfant a droit à du plaisir et du bon temps en famille. Autrement, un climat d’enfer s’installera et la démotivation sera au rendez-vous. En soirée, on décroche!

Rappelez-vous que nul n’est tenu à l’impossible. Exigez des efforts de la part de vos enfants, de la rigueur et du travail bien fait, c’est normal et souhaitable. Mais, n’exigez pas l’impossible et soyez à l’écoute de leurs émotions. Cette période n’est vraiment pas évidente pour les parents et ne l’est pas plus pour les jeunes.

Offrons-leur le meilleur environnement pour qu’ils puissent effectuer leurs tâches scolaires. Faisons en sorte qu’ils aiment l’école, à la maison comme en classe. Surtout, soyons conscients et responsables face à notre attitude et notre discours en lien avec l’école à la maison. Un discours négatif nuira considérablement à leur implication et leur motivation.

Pour aller plus loin, je vous invite à télécharger mon guide gratuit La réussite éducative : stratégies pour stimuler l’envie d’apprendre et la motivation scolaire.

Je vous invite aussi à lire mon article « Arrête de bouger et concentre-toi ».

La responsabilisation : une clé au bien-être

Dans le contexte actuel, il peut être tentant de « chercher le coupable », de mettre de l’avant tout ce qui (et ceux qui) nuit à notre bien-être. Il peut être tentant d’accuser le Réseau de l’Éducation, le Réseau de la santé, le gouvernement, notre employeur, etc. pour tout ce qui ne fonctionne pas en ce moment. Or, la victimisation n’aidera personne à aller mieux, au contraire. Cette posture nous plonge dans l’impuissance, l’anxiété. La responsabilisation, en contrepartie, permettra de rediriger notre énergie pour créer du beau et du bon.

La responsabilisation ne veut pas dire de se rendre responsable de ce qui arrive. Cela veut dire d’être responsable dans la façon dont nous gérons cette situation. Prendre action sur des choses sur lesquelles nous avons du contrôle (notre attitude, nos choix, notre discours, nos actions, nos choix …). Cela aura pour effet de favoriser notre bien-être, notre efficacité, notre sentiment de compétences … et diminuera notre sentiment d’impuissance et d’anxiété.

(Article 2 de 4) Conciliation travail-famille : être efficace en télé-travail avec nos enfants

Plusieurs parents s’inquiètent de ne pas être en mesure de fournir le travail demandé. Travailler de la maison alors que les enfants y sont n’est pas très efficace, je vous l’accorde.

Néanmoins, quelques stratégies vous aideront à organiser votre travail et rendre vos périodes de travail plus efficace. En voici une liste de 12!

Rappelons-nous toutefois que nul n’est tenu à l’impossible. Faites de votre mieux, tout simplement.

  1. Délimiter un espace de travail. Tout le monde n’a pas le luxe d’avoir un bureau à la maison. Installez-vous un « coin travail » quelque part dans la maison. Seulement, assurez-vous que cet espace de travail n’interfère pas avec vos activités familiales. Par exemple, évitez d’installer votre poste de travail sur la table. Vous serez tenté de travailler durant les heures de repas; moment familial important. Si vous n’avez pas le choix, soyez rigoureux. Rangez tout votre matériel et libérez l’espace lorsque votre période de travail est terminée.

     

  2. Faire un plan de match et le partager à l’employeur. Bien que la majorité des employeurs soient sensibles à la réalité familiale et au contexte actuel, cela sera rassurant pour votre employeur de savoir que vous avez à cœur les besoins de votre organisation. Avant même qu’il n’ait à venir vers vous, prenez soin de faire un plan de match et de le lui partager : Comment réorganiserez-vous vos journées? Que ferez-vous pour assurer un maximum d’efficacité dans le contexte actuel? Quels changements ou modifications dans votre organisation vous permettront de mieux exécuter votre travail? De quoi avez-vous besoin pour mener à bien votre travail?

     

  3. Aviser de la présence de vos enfants. Plusieurs parents craignent d’être dérangés durant une rencontre Zoom ou téléphonique. Évitez-vous ce stress! En début de rencontre, informez votre interlocuteur de la présence de vos enfants à la maison et remerciez-les d’avance pour leur indulgence.

     

  4. Dresser une liste de tâches. Le cerveau adore réaliser des tâches et mettre un crochet à la liste de « to do ». Il se sent alors efficace, compétent, bon. La liste de tâches doit être la plus précise et concrète que possible (ex. répondre aux courriels avec un drapeau VS prendre mes courriels). Plus nous cochons de cases à la « to do », mieux nous nous portons (effet dopaminergique!). En fin de journées, les tâches qui ne peuvent être réalisées sont reportées à la liste du lendemain.

     

  5. Prioriser les tâches. Il ne suffit pas de dresser une liste de tâche, encore faut-il compléter les plus importantes de la journée en premier. L’anxiété peut nous amener à procrastiner et repousser à plus tard des tâches anxiogènes. Or, L’anxiété sera encore plus grande si ces tâches ne s’effectuent pas.

     

  6. Tenez compte des besoins et de l’énergie de vos enfants dans l’organisation de votre journée. Si vous savez que vos enfants s’organisent davantage seuls en début de journée. Profitez-en pour faire les tâches qui vous demandent le plus de concentration et de silence que possible. Par exemple, planifier vos rencontres téléphoniques au retour du dîner, alors qu’ils s’adonnent à un jeu après avoir passé un bon moment en votre compagnie.

     

  7. Créer un code avec vos enfants. Par exemple, la porte ouverte indique qu’ils peuvent venir vous voir. La porte entre-ouverte indique que vous êtes occupé, mais disponible au besoin. La porte fermée indique que vous êtes en rencontre et que vous ne devez être dérangé seulement en cas de besoins importants. Avec les enfants, il est utile de discuter de ce qu’est un « petit, moyen et gros » problème.

     

  8. Expliquer son travail à son enfant. Regarder son parent travailler devant l’ordinateur donne souvent l’impression aux enfants qu’il n’y a rien d’important qui se passe. Expliquer la nature et l’importance de son travail, l’impact de son travail aussi, aidera les jeunes à mieux comprendre pourquoi ils doivent fournir des efforts. Ce qui est abstrait est très difficile à comprendre pour les jeunes, principalement pour les enfants de moins de 10 ans. Soyons indulgents!

     

  9. Prendre des pauses régulièrement. Bien que ce ne soit pas super efficace de prendre plusieurs pauses, cela permet d’aller répondre aux besoins des enfants (et aux besoins d’attention et d’affection). Des petits « spot check » permettront d’être moins sollicité pendant votre période de travail.

     

  10. Éviter de travailler durant les heures de repas et les temps en famille. Lorsque les tâches s’accumulent, il peut devenir tentant de travailler dès qu’un moment s’y prête. Néanmoins, vos enfants ont besoin de passer du temps avec vous. Votre disponibilité physique ET psychologique doit être au rendez-vous. D’ailleurs, ces moments de répit sont nécessaires pour recharger votre batterie.

     

  11. S’imposer une limite. Il est important de conserver un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle. Les deux sont en interdépendance. Si vous consacrez tout votre temps et votre énergie à votre travail, c’est votre santé mentale, votre famille et votre couple qui en payera le prix.

     

  12. Renforcez les bons coups de vos enfants. Pour augmenter les chances d’apparition d’un comportement (exemple : respecter un appel téléphonique), il est de loin préférable de marteler les bons coups que de réprimander pour les mauvaises conduites. Le premier augmente le sentiment de compétence alors que le deuxième influence la qualité du lien et le niveau d’anxiété. Pour renforcer un comportement, prenez soin de le nommer, de le décrire, de mettre en lumière l’impact positif de ce bon coup, etc. Soyez descriptif!

Le contexte actuel est bien particulier, et pas évident. Rappelez-vous que nul n’est tenu à l’impossible. N’oubliez surtout pas de prendre soin de vous. Mieux vous vous portez, mieux votre famille se porte et plus vous êtes efficace au travail.

La responsabilisation : une clé au bien-être

Dans le contexte actuel, il peut être tentant de « chercher le coupable », de mettre de l’avant tout ce qui (et ceux qui) nuit à notre bien-être. Il peut être tentant d’accuser le Réseau de l’Éducation, le Réseau de la santé, le gouvernement, notre employeur, etc. pour tout ce qui ne fonctionne pas en ce moment. Or, la victimisation n’aidera personne à aller mieux, au contraire. Cette posture nous plonge dans l’impuissance, l’anxiété. La responsabilisation, en contrepartie, permettra de rediriger notre énergie pour créer du beau et du bon.

La responsabilisation ne veut pas dire de se rendre responsable de ce qui arrive. Cela veut dire d’être responsable dans la façon dont nous gérons cette situation. Prendre action sur des choses sur lesquelles nous avons du contrôle (notre attitude, nos choix, notre discours, nos actions, nos choix …). Cela aura pour effet de favoriser notre bien-être, notre efficacité, notre sentiment de compétences … et diminuera notre sentiment d’impuissance et d’anxiété.

(Article 1 de 4) La conciliation travail-famille : créer un climat familial harmonieux

L’impuissance, l’inquiétude, le découragement et la frustration sont dans le cœur de plusieurs parents en ce moment. La conciliation du télé-travail et de l’école à distance crée de l’anxiété chez plusieurs.

Nombreux parents nomment avoir le sentiment de vivre le jour de la marmotte en ce moment, de revivre les événements des derniers mois à répétition.

L’expérience des deux dernières années n’est pas à négliger. Nous ne revivons pas le même événement ; nous avons acquis des connaissances, de l’expérience et un bagage qui nous aidera, encore une fois, à nous y adapter.

Voici donc quelques astuces et conseils pour vous adapter à cette conciliation tout en préservant votre santé mentale et celle de votre famille.

Dans cette série d’articles, je vous propose des astuces pour limiter l’anxiété et l’impuissance, favoriser l’autonomie et la débrouillardise des enfants/adolescents, augmenter votre efficacité au travail et favoriser un climat familial harmonieux.

Pour découvrir des stratégies pour favoriser un climat familial harmonieux, c’est ici :

Créer un climat familial harmonieux

Voici quelques astuces pour favoriser un climat harmonieux :

  • Prendre conscience de son discours. Bien que vous ayez 1001 raisons d’être découragé ou même frustré par le contexte actuel, ce que vous dites et comment vous le dites influence grandement la façon dont vos enfants se sentent et se comportent. L’idée n’est pas d’être « faussement positif » (Wow, tout est génial. J’adore ce contexte!), mais plutôt d’être responsable (Le contexte actuel n’est pas l’idéal, mais nous allons nous donner les moyens que ça se passe au mieux pour tout le monde.)
  • Gérer ses propres émotions. Le parent a la grande responsabilité de gérer ses émotions pour aider son enfant à gérer les siennes. Plus nous sommes en contrôle, calme et serein, mieux les enfants se portent et plus ils sont à même de développer et d’utiliser leurs ressources. Malheureusement, nous sommes plus susceptibles de déborder sur nos proches lorsque nous sommes envahis. Soyons responsables et prenons soin de nos émotions tous les jours.
  • Miser sur les bons coups. Chaque jour, vous tenterez de nouvelles choses pour assurer le bon fonctionnement et le bon climat. Renforcez les bons coups (nommer, refléter, décrivez ce que vous voyez, etc.) et évitez de marteler ce qui fonctionne moins bien.
  • Former une équipe! Toute la famille doit s’unir et s’entraider. Faites-en une mission commune que de mener à bien vos journées. On se soutient et on s’entraide pour mener à bien notre mission. On évite les reproches et les critiques.
  • Réviser ses attentes. Soyons indulgents face à nous-mêmes et face aux autres. Nous faisons de notre mieux et nous mettons en place les conditions pour que cela se passe au mieux. Nul n’est tenu à l’impossible!
  • Passer du temps de famille de qualité tous les jours. Même si l’horaire est surchargé et les tâches débordantes, il est impératif de s’accorder du temps de famille de qualité. Vivre des expériences positives en famille permettra de surmonter les défis dans la douceur. Une voiture n’avance pas sans essence! Pensez à faire le plein d’affection et d’attention avec vos enfants (et votre conjoint.e).

Rappelez-vous que nul n’est tenu à l’impossible. N’oubliez surtout pas de prendre soin de vous. Mieux vous vous portez, mieux votre famille se porte et plus vous êtes efficace au travail.

Pour aller plus loin, je vous invite à télécharger mon guide gratuit 15 stratégies pour gérer le temps avec un enfant.

La responsabilisation : une clé au bien-être

Dans le contexte actuel, il peut être tentant de « chercher le coupable », de mettre de l’avant tout ce qui (et celui qui) nuit à notre bien-être. Il peut être tentant d’accuser le Réseau de l’Éducation, le Réseau de la santé, le gouvernement, notre employeur, etc. pour tout ce qui ne fonctionne pas en ce moment. Or, la victimisation n’aidera personne à aller mieux, au contraire. Cette posture nous plonge dans l’impuissance, l’anxiété. La responsabilisation, en contrepartie, permettra de rediriger notre énergie pour créer du beau et du bon.

La responsabilisation ne veut pas dire de se rendre responsable de ce qui arrive. Cela veut dire d’être responsable dans la façon dont nous gérons cette situation. Prendre action sur des choses sur lesquelles nous avons du contrôle (notre attitude, nos choix, notre discours, nos actions, nos choix …). Cela aura pour effet de favoriser notre bien-être, notre efficacité, notre sentiment de compétences … et diminuera notre sentiment d’impuissance et d’anxiété.

Diminuer l’anxiété et l’agitation des élèves en milieu scolaire

« Diminuer l’anxiété et l’agitation des élèves en milieu scolaire » est un webinaire gratuit pour les parents et le personnel scolaire (enseignant.e.s, éducateur.trice.s, TES, professionnel.le.s).

Celui-ci concerne les élèves de niveau préscolaire, primaire et secondaire. Vous y découvrirez des stratégies pour :

  • diminuer le stress,
  • diminuer l’anxiété,
  • diminuer l’agitation,
  • diminuer les comportements difficiles (crises, opposition, etc.) en milieu scolaire.

Bon visionnement !



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Vous y trouverez plusieurs explications en lien avec les crises de colère, la gestion des émotions et les stratégies d’accompagnement positives et bienveillantes.

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3 alternatives positives à : « Arrête de faire ton bébé ! »

3 alternatives positives à : « Arrête de faire ton bébé ! »

Cette phrase dite à l’enfant de façon banale par plusieurs adultes fait preuve d’une incompréhension face au développement affectif de l’enfant.

Oui, cela arrive à l’enfant de pleurer « pour rien ». De pleurer alors qu’aucun événement significatif n’a eu lieu … du moins aucun événement que l’adulte n’a perçu. Il pleure aussi pour des choses banales. Il réagit fortement, exagérément du point de vue de l’adulte.

Oui, cela arrive à l’enfant de faire des chichis avec un pas grand-chose. Il lui arrive de « s’entêter » sur des choses que l’on juge ridicules, de s’obstiner, d’argumenter, de tenter de négocier alors que l’adulte essaie – parfois en vain – de recadrer les limites et de gérer les tempêtes émotionnelles.

Avant de vous partager trois stratégies très efficaces pour gérer les tempêtes émotionnelles de l’enfant, permettez-moi de vous expliquer pourquoi l’enfant réagit ainsi.

Pourquoi l’enfant fait-il des crises pour « rien » ?

L’enfant a un cerveau immature. Ainsi, en contexte de stress, il n’est pas capable (encore!) d’être « raisonnable » et « logique ». Littéralement, son cerveau n’est plus en mesure de se connecter au cortex (siège de la pensée logique) pour tempérer les réactions et canaliser le stress lorsqu’il vit de grandes émotions.

Ses comportements sont alors par moment impulsifs, exagérés, dérangeants, inadéquats, etc.

Bien qu’il connaisse les consignes, sache ce qui est attendu de lui, ait plusieurs outils pour gérer ses émotions, ait vécu de nombreuses conséquences par rapport à des comportements indésirables, qu’on lui ait expliqué à maintes reprises pourquoi il ne peut pas faire telle ou telle chose, en contexte de stress, il lui arrive de faire exactement l’inverse.

Tellement de situations, même des banales, déclenchent une réponse de stress chez l’enfant : lorsque qu’il se sent pressé ou qu’on lui pousse dans le derrière pour qu’il s’active, qu’il est inquiet (que cette inquiétude soit fondée ou non), qu’il vit une nouveauté, qu’on change sa routine, qu’une situation imprévue se présente à lui, qu’il se retrouve en contexte d’évaluation, qu’on lui demande de se couper d’un plaisir (exemple : fermer son jeu, rentrer de la récréation, rentrer dans la maison pour le souper, etc.) pour s’adonner à une autre activité, qu’on lui donne des consignes qui le contrarient (même si ces consignes sont tout à fait justifiées!), etc.

Pour relâcher les tensions dues au stress, le cerveau de l’enfant a absolument besoin d’être accompagné avec bienveillance par l’adulte. Les techniques de relaxation et les activités physiques seront également très favorables. Laissé à lui-même, l’enfant n’a que deux options pour se libérer de son trop-plein de stress : faire une crise de larmes ou dormir.

Au retour d’une belle activité, en voiture, les enfants dorment ou font la crise. Lorsqu’on étire un party un peu trop longtemps, les enfants dorment dans un tas de manteaux ou font la crise de bacon dans l’entrée lorsqu’on les habille. En fin de soirée, si les enfants ne sont pas mis au lit à temps, ils pleurent pour un tout et un rien et cela ne fait aucun sens.

Parfois, l’enfant n’a pas de prétexte pour pleurer. Pourtant, il a besoin de relâcher ses tensions. Il provoquera une situation qui lui permettra de déclencher ses pleurs : il pèsera sur le bon bouton, il vous sollicitera à outrance jusqu’à ce que vous vous tanniez, il fera quelque chose qui lui est interdit et cela conduira à une réprimande, il réagira comme s’il s’était cassé un membre alors qu’il se cognera à peine sur un objet, il croira qu’on lui a littéralement foncé dedans alors qu’on l’a accroché au passage, il s’obstinera sur quelque chose qui ne fait pas de sens, etc.

3 alternatives positives à « Arrête de faire ton bébé! »

Pour aider l’enfant à gérer ses émotions, développer son intelligence émotionnelle et faire grandir ses ressources intérieures, voici quelques propositions.

 

Valider et accueillir ses émotions. Cela ne veut pas dire que vous changez la consigne ou que vous revenez sur votre décision. Cela signifie d’accueillir et de reconnaître les émotions déclenchées par la situation. 

« Je comprends que tu aies de la peine. Tu es déçu que je te dise « non ». C’est normal d’avoir envie de pleurer. Je te dis non parce que … »

« Es-tu en colère? Es-tu triste? Tu pleures et tu parles fort. Je vois bien que tu ne te sens pas bien. »

Questionner l’intention de l’enfant. Nous ne savons pas toujours ce que l’enfant tente de nous dire par son comportement et ses réactivités. Parfois, nous croyons comprendre et finalement nous sommes à côté de la track. Permettons-nous d’être transparents et demandons au principal intéressé ce qu’il souhaite nous dire. Une attitude d’ouverture et de respect est primordiale.

« Lorsque tu fais X ou que tu dis X, je ne comprends pas ce que tu attends de moi. Je ne suis pas certaine de comprendre ce dont tu as besoin. J’ai besoin de ton aide. »

« Lorsque tu me dis X et que tu fais X, au fond, est-ce que tu veux me dire … (reformulation adéquate)? »

Normaliser et expliquer à l’enfant ses réactions. L’enfant ne comprend pas lui-même par moment les raisons pour lesquelles il s’écroule en larmes. Il voudrait bien adopter des comportements adéquats, mais il est envahi de tristesse, de colère, de déception, etc. Cette émotion prend toute la place. La crise de larmes permet au corps de se libérer des tensions, comme nous l’avons vu plus haut. Pourquoi ne pas lui expliquer ?

« En ce moment, ton cerveau est complètement envahi par ton émotion. Cette émotion est si grande que ton cerveau ne sait plus comment faire pour diminuer toutes les tensions que ça provoque dans ton corps. Pleurer est un moyen très efficace pour faire diminuer cette pression. Parfois, pleurer, ça fait vraiment du bien et ça nous permet d’y voir plus clair après. Parfois, on ne sait même plus trop pourquoi on pleure. On n’est pas capable de faire autrement. Je vais rester avec toi. Je sais que tu vis un moment difficile. »

Pour aider l’enfant, évitons les phrases qui blessent …

Imaginez que votre conjoint ou conjointe vous lançait « Arrête de faire ta princesse! » ou encore « Arrête de faire ta Drama Queen! » alors que vous êtes envahis par des émotions. Même si votre réaction est exagérée, que vous gérez difficilement vos émotions dues à la situation, croyez-vous que ces phrases vous aideraient à reprendre le contrôle? Non. Cela empirerait d’ailleurs la situation, provoquant possiblement une altercation.

Combien de fois « Arrête de faire ton bébé! » a fait cesser la crise de larmes ou la crise? Rarement, sinon jamais! L’enfant se sent incompris, ridiculisé aussi. Cette phrase invalide ce qu’il ressent, minimise ce qu’il vit. Elle entraîne d’ailleurs bien souvent une escalade d’intervention, car l’enfant se sent attaqué et réagit de plus en plus fortement. Alors qu’on voulait faire cesser la crise, la voilà qui augmente!

Est-ce que cette phrase permet à l’enfant de développer son intelligence émotionnelle et ses ressources pour composer avec les défis de la vie? Non, évidemment. Pourtant, c’est ce qu’on souhaite pour qu’il gère de mieux en mieux les situations qui se présentent à lui.

Cela demande alors à l’adulte de prendre soin de lui-même, de ses émotions, alors qu’il intervient auprès de l’enfant. Évidemment, le niveau de stress de l’adulte augmente lui aussi devant l’enfant qui réagit, surtout si ces réactions viennent « le chercher ». Si son stress déborde, celui de l’enfant débordera aussi. L’intervention sera alors inefficace.

Sortir de l’impuissance, un pas à la fois…

L’IMPUISSANCE …

Bien souvent, les parents m’écrivent au bout du rouleau, à bout de patience, à bout de ressources.

Les enfants et adolescents sont fatigués, épuisés, stressés.

Certains deviennent désorganisés, colériques, impatients, inattentifs. Ils peinent à utiliser leurs moyens, leurs ressources, leurs « trucs ». Ou, les moyens qui les aidaient ne suffisent plus, ne fonctionnent plus.

D’autres ont de la difficulté à trouver le sommeil, l’appétit et même le plaisir du quotidien.

Cela entraîne beaucoup d’impuissance chez les parents et les jeunes.

Peu importe dans quel contexte, l’impuissance est épuisante, anxiogène, drainante. Se sentir pris dans un tourbillon où rien ne change, où rien ne fonctionne, où rien n’avance, c’est terrible pour TOUT humain.

L’impuissance devant son enfant en détresse est une émotion HORRIBLE.

Plusieurs me disent qu’ils tournent en rond dans la recherche de solutions depuis des mois. Parents et enfants s’épuisent. La relation et l’harmonie familiale en payent le prix, trop souvent.

Si je n’ai qu’un conseil à vous donner, le voici : AGISSEZ!

Faites un pas dans une direction, même un tout petit pas. Mais, faites-en un.

Peut-être que ce pas ne sera pas très efficace, mais vous aurez fait un pas. Vous vous serez sorti de l’impuissance … au moins un peu … au moins quelques instants. Vous choisirez ensuite quel sera le 2e pas. Allez-y, un pas à la fois. Mais, allez-y.

« Faire un choix, c’est simple. Mais ce n’est pas facile. » Jocko Willink, un vétéran et auteur, ne pouvait pas dire plus juste. Les choix à faire, généralement on les connait. Les appliquer est une tout autre paire de manches et qui demande ÉNORMÉMENT de courage.

 

Voici quelques façons de vous sortir de l’impuissance :

  • Investissez la relation avec votre enfant plutôt que les problèmes. Votre enfant a besoin de VOUS, de passer du temps de qualité avec vous. Même s’il adopte des comportements dérangeants, même si ses défis vous compliquent la vie, même si les échanges sont moins « faciles » ces temps-ci. La relation parent-enfant est essentiel pour aider le jeune à prendre soin de lui. Votre jeune n’est pas son problème. Il vit un problème pour lequel il n’a pas encore les ressources pour le gérer seul.
  • Allez chercher de l’aide : auprès d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un voisin, de l’équipe-école, d’un organisme, du CLSC, d’un intervenant ou un professionnel au privé … Entourez-vous! Ne restez pas seul avec cette impuissance. Ne restez pas seul avec votre problème. Ne vous isolez pas.
  • Essayez quelque chose de nouveau. Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne fonctionne pas. Mais, si ça fonctionnait? Si ça améliorait la situation, juste un peu?
  • Prenez soin de VOTRE stress, anxiété, détresse, etc. Mieux vous vous portez, mieux votre enfant se portera. Prenez une marche. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Bougez pour évacuer le trop plein. Mangez des aliments qui vous procurent de la bonne énergie. Retournez à vos anciennes passions. Jardinez. Parlez avec un ami. Entrecoupez vos tâches de moments de plaisir et de détente. Limitez votre consommation d’alcool et votre temps d’écran de loisirs.
  • Outillez-vous. Développer et améliorer vos compétences qui vous aideront à surmonter votre défi. Pas n’importe où, svp. Auprès d’intervenants et professionnels qualifiés. Plus vous vous sentirez compétents, plus vous aurez le courage d’agir, d’assumer vos interventions, d’intervenir et de faire des pas.
  • Transformez votre culpabilité – s’il y en a – en opportunité de changement. Plutôt que de vous tapez sur la tête avec ce que vous n’avez pas fait ou ce que vous auriez pu faire différemment, reconnaissez ce que vous avez envie de changer et d’améliorer. Surtout, donnez-vous le moyen de le faire, d’avancer vers la personne que vous avez envie d’être en ce moment.

Chers parents. Nous sommes dans une période particulièrement anxiogène. En même temps, nous ne sommes pas obligés de le vivre ainsi. Nous ne pouvons certainement pas changer cette situation (COVID et ses impacts), mais nous pouvons changer la façon de le vivre. Nous pouvons ENCORE être heureux. Parce qu’être heureux, ça peut définitivement partir de l’intérieur.

Je pense à vous et je vous envoie beaucoup de courage.

 


 

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