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3 alternatives positives à : « Arrête de faire ton bébé ! »

3 alternatives positives à : « Arrête de faire ton bébé ! »

Cette phrase dite à l’enfant de façon banale par plusieurs adultes fait preuve d’une incompréhension face au développement affectif de l’enfant.

Oui, cela arrive à l’enfant de pleurer « pour rien ». De pleurer alors qu’aucun événement significatif n’a eu lieu … du moins aucun événement que l’adulte n’a perçu. Il pleure aussi pour des choses banales. Il réagit fortement, exagérément du point de vue de l’adulte.

Oui, cela arrive à l’enfant de faire des chichis avec un pas grand-chose. Il lui arrive de « s’entêter » sur des choses que l’on juge ridicules, de s’obstiner, d’argumenter, de tenter de négocier alors que l’adulte essaie – parfois en vain – de recadrer les limites et de gérer les tempêtes émotionnelles.

Avant de vous partager trois stratégies très efficaces pour gérer les tempêtes émotionnelles de l’enfant, permettez-moi de vous expliquer pourquoi l’enfant réagit ainsi.

Pourquoi l’enfant fait-il des crises pour « rien » ?

L’enfant a un cerveau immature. Ainsi, en contexte de stress, il n’est pas capable (encore!) d’être « raisonnable » et « logique ». Littéralement, son cerveau n’est plus en mesure de se connecter au cortex (siège de la pensée logique) pour tempérer les réactions et canaliser le stress lorsqu’il vit de grandes émotions.

Ses comportements sont alors par moment impulsifs, exagérés, dérangeants, inadéquats, etc.

Bien qu’il connaisse les consignes, sache ce qui est attendu de lui, ait plusieurs outils pour gérer ses émotions, ait vécu de nombreuses conséquences par rapport à des comportements indésirables, qu’on lui ait expliqué à maintes reprises pourquoi il ne peut pas faire telle ou telle chose, en contexte de stress, il lui arrive de faire exactement l’inverse.

Tellement de situations, même des banales, déclenchent une réponse de stress chez l’enfant : lorsque qu’il se sent pressé ou qu’on lui pousse dans le derrière pour qu’il s’active, qu’il est inquiet (que cette inquiétude soit fondée ou non), qu’il vit une nouveauté, qu’on change sa routine, qu’une situation imprévue se présente à lui, qu’il se retrouve en contexte d’évaluation, qu’on lui demande de se couper d’un plaisir (exemple : fermer son jeu, rentrer de la récréation, rentrer dans la maison pour le souper, etc.) pour s’adonner à une autre activité, qu’on lui donne des consignes qui le contrarient (même si ces consignes sont tout à fait justifiées!), etc.

Pour relâcher les tensions dues au stress, le cerveau de l’enfant a absolument besoin d’être accompagné avec bienveillance par l’adulte. Les techniques de relaxation et les activités physiques seront également très favorables. Laissé à lui-même, l’enfant n’a que deux options pour se libérer de son trop-plein de stress : faire une crise de larmes ou dormir.

Au retour d’une belle activité, en voiture, les enfants dorment ou font la crise. Lorsqu’on étire un party un peu trop longtemps, les enfants dorment dans un tas de manteaux ou font la crise de bacon dans l’entrée lorsqu’on les habille. En fin de soirée, si les enfants ne sont pas mis au lit à temps, ils pleurent pour un tout et un rien et cela ne fait aucun sens.

Parfois, l’enfant n’a pas de prétexte pour pleurer. Pourtant, il a besoin de relâcher ses tensions. Il provoquera une situation qui lui permettra de déclencher ses pleurs : il pèsera sur le bon bouton, il vous sollicitera à outrance jusqu’à ce que vous vous tanniez, il fera quelque chose qui lui est interdit et cela conduira à une réprimande, il réagira comme s’il s’était cassé un membre alors qu’il se cognera à peine sur un objet, il croira qu’on lui a littéralement foncé dedans alors qu’on l’a accroché au passage, il s’obstinera sur quelque chose qui ne fait pas de sens, etc.

3 alternatives positives à « Arrête de faire ton bébé! »

Pour aider l’enfant à gérer ses émotions, développer son intelligence émotionnelle et faire grandir ses ressources intérieures, voici quelques propositions.

 

Valider et accueillir ses émotions. Cela ne veut pas dire que vous changez la consigne ou que vous revenez sur votre décision. Cela signifie d’accueillir et de reconnaître les émotions déclenchées par la situation. 

« Je comprends que tu aies de la peine. Tu es déçu que je te dise « non ». C’est normal d’avoir envie de pleurer. Je te dis non parce que … »

« Es-tu en colère? Es-tu triste? Tu pleures et tu parles fort. Je vois bien que tu ne te sens pas bien. »

Questionner l’intention de l’enfant. Nous ne savons pas toujours ce que l’enfant tente de nous dire par son comportement et ses réactivités. Parfois, nous croyons comprendre et finalement nous sommes à côté de la track. Permettons-nous d’être transparents et demandons au principal intéressé ce qu’il souhaite nous dire. Une attitude d’ouverture et de respect est primordiale.

« Lorsque tu fais X ou que tu dis X, je ne comprends pas ce que tu attends de moi. Je ne suis pas certaine de comprendre ce dont tu as besoin. J’ai besoin de ton aide. »

« Lorsque tu me dis X et que tu fais X, au fond, est-ce que tu veux me dire … (reformulation adéquate)? »

Normaliser et expliquer à l’enfant ses réactions. L’enfant ne comprend pas lui-même par moment les raisons pour lesquelles il s’écroule en larmes. Il voudrait bien adopter des comportements adéquats, mais il est envahi de tristesse, de colère, de déception, etc. Cette émotion prend toute la place. La crise de larmes permet au corps de se libérer des tensions, comme nous l’avons vu plus haut. Pourquoi ne pas lui expliquer ?

« En ce moment, ton cerveau est complètement envahi par ton émotion. Cette émotion est si grande que ton cerveau ne sait plus comment faire pour diminuer toutes les tensions que ça provoque dans ton corps. Pleurer est un moyen très efficace pour faire diminuer cette pression. Parfois, pleurer, ça fait vraiment du bien et ça nous permet d’y voir plus clair après. Parfois, on ne sait même plus trop pourquoi on pleure. On n’est pas capable de faire autrement. Je vais rester avec toi. Je sais que tu vis un moment difficile. »

Pour aider l’enfant, évitons les phrases qui blessent …

Imaginez que votre conjoint ou conjointe vous lançait « Arrête de faire ta princesse! » ou encore « Arrête de faire ta Drama Queen! » alors que vous êtes envahis par des émotions. Même si votre réaction est exagérée, que vous gérez difficilement vos émotions dues à la situation, croyez-vous que ces phrases vous aideraient à reprendre le contrôle? Non. Cela empirerait d’ailleurs la situation, provoquant possiblement une altercation.

Combien de fois « Arrête de faire ton bébé! » a fait cesser la crise de larmes ou la crise? Rarement, sinon jamais! L’enfant se sent incompris, ridiculisé aussi. Cette phrase invalide ce qu’il ressent, minimise ce qu’il vit. Elle entraîne d’ailleurs bien souvent une escalade d’intervention, car l’enfant se sent attaqué et réagit de plus en plus fortement. Alors qu’on voulait faire cesser la crise, la voilà qui augmente!

Est-ce que cette phrase permet à l’enfant de développer son intelligence émotionnelle et ses ressources pour composer avec les défis de la vie? Non, évidemment. Pourtant, c’est ce qu’on souhaite pour qu’il gère de mieux en mieux les situations qui se présentent à lui.

Cela demande alors à l’adulte de prendre soin de lui-même, de ses émotions, alors qu’il intervient auprès de l’enfant. Évidemment, le niveau de stress de l’adulte augmente lui aussi devant l’enfant qui réagit, surtout si ces réactions viennent « le chercher ». Si son stress déborde, celui de l’enfant débordera aussi. L’intervention sera alors inefficace.

Sortir de l’impuissance, un pas à la fois…

L’IMPUISSANCE …

Bien souvent, les parents m’écrivent au bout du rouleau, à bout de patience, à bout de ressources.

Les enfants et adolescents sont fatigués, épuisés, stressés.

Certains deviennent désorganisés, colériques, impatients, inattentifs. Ils peinent à utiliser leurs moyens, leurs ressources, leurs « trucs ». Ou, les moyens qui les aidaient ne suffisent plus, ne fonctionnent plus.

D’autres ont de la difficulté à trouver le sommeil, l’appétit et même le plaisir du quotidien.

Cela entraîne beaucoup d’impuissance chez les parents et les jeunes.

Peu importe dans quel contexte, l’impuissance est épuisante, anxiogène, drainante. Se sentir pris dans un tourbillon où rien ne change, où rien ne fonctionne, où rien n’avance, c’est terrible pour TOUT humain.

L’impuissance devant son enfant en détresse est une émotion HORRIBLE.

Plusieurs me disent qu’ils tournent en rond dans la recherche de solutions depuis des mois. Parents et enfants s’épuisent. La relation et l’harmonie familiale en payent le prix, trop souvent.

Si je n’ai qu’un conseil à vous donner, le voici : AGISSEZ!

Faites un pas dans une direction, même un tout petit pas. Mais, faites-en un.

Peut-être que ce pas ne sera pas très efficace, mais vous aurez fait un pas. Vous vous serez sorti de l’impuissance … au moins un peu … au moins quelques instants. Vous choisirez ensuite quel sera le 2e pas. Allez-y, un pas à la fois. Mais, allez-y.

« Faire un choix, c’est simple. Mais ce n’est pas facile. » Jocko Willink, un vétéran et auteur, ne pouvait pas dire plus juste. Les choix à faire, généralement on les connait. Les appliquer est une tout autre paire de manches et qui demande ÉNORMÉMENT de courage.

 

Voici quelques façons de vous sortir de l’impuissance :

  • Investissez la relation avec votre enfant plutôt que les problèmes. Votre enfant a besoin de VOUS, de passer du temps de qualité avec vous. Même s’il adopte des comportements dérangeants, même si ses défis vous compliquent la vie, même si les échanges sont moins « faciles » ces temps-ci. La relation parent-enfant est essentiel pour aider le jeune à prendre soin de lui. Votre jeune n’est pas son problème. Il vit un problème pour lequel il n’a pas encore les ressources pour le gérer seul.
  • Allez chercher de l’aide : auprès d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un voisin, de l’équipe-école, d’un organisme, du CLSC, d’un intervenant ou un professionnel au privé … Entourez-vous! Ne restez pas seul avec cette impuissance. Ne restez pas seul avec votre problème. Ne vous isolez pas.
  • Essayez quelque chose de nouveau. Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne fonctionne pas. Mais, si ça fonctionnait? Si ça améliorait la situation, juste un peu?
  • Prenez soin de VOTRE stress, anxiété, détresse, etc. Mieux vous vous portez, mieux votre enfant se portera. Prenez une marche. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Bougez pour évacuer le trop plein. Mangez des aliments qui vous procurent de la bonne énergie. Retournez à vos anciennes passions. Jardinez. Parlez avec un ami. Entrecoupez vos tâches de moments de plaisir et de détente. Limitez votre consommation d’alcool et votre temps d’écran de loisirs.
  • Outillez-vous. Développer et améliorer vos compétences qui vous aideront à surmonter votre défi. Pas n’importe où, svp. Auprès d’intervenants et professionnels qualifiés. Plus vous vous sentirez compétents, plus vous aurez le courage d’agir, d’assumer vos interventions, d’intervenir et de faire des pas.
  • Transformez votre culpabilité – s’il y en a – en opportunité de changement. Plutôt que de vous tapez sur la tête avec ce que vous n’avez pas fait ou ce que vous auriez pu faire différemment, reconnaissez ce que vous avez envie de changer et d’améliorer. Surtout, donnez-vous le moyen de le faire, d’avancer vers la personne que vous avez envie d’être en ce moment.

Chers parents. Nous sommes dans une période particulièrement anxiogène. En même temps, nous ne sommes pas obligés de le vivre ainsi. Nous ne pouvons certainement pas changer cette situation (COVID et ses impacts), mais nous pouvons changer la façon de le vivre. Nous pouvons ENCORE être heureux. Parce qu’être heureux, ça peut définitivement partir de l’intérieur.

Je pense à vous et je vous envoie beaucoup de courage.

 


 

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Pour découvrir des stratégies concrètes pour agir sur ses composantes de la motivation scolaire auprès des enfants et des adolescents, consultez cette visioconférence présentée par Caroline Quarré, intervenante psychosociale, et Éric Bellefleur, orthopédagogue et ancien directeur d’école.

 

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Votre jeune n’est pas une marmotte!

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 4 mai 2021

 

 

 

 

Connaissez-vous le jeu d’arcade de la marmotte? Le but du jeu est de lui taper sur la tête avec un gros marteau. Ça défoule!

J’adore ce jeu. Ça teste nos réflexes en titi. Même si j’aime ça, ça me rend nerveuse à tout coup.

Bien placé, le coup permet de retourner la marmotte dans son trou. 2-3 secondes après, elle ressort ailleurs. On s’empresse de renvoyer un autre coup de marteau. On devient hypervigilant. On lui tape sur la tête de plus en plus vite, sans réfléchir. Et, même si ce n’est pas nécessaire, on lui tape de plus en plus fort dessus. On veut être certain de ne pas la manquer.

C’est très amusant …sauf quand on joue à ça à la maison, à l’école ou à la garderie avec nos jeunes.

Il est très fréquent de voir des parents et intervenants intervenir sur les manifestations des jeunes de façon similaire au jeu de la marmotte :

  • 👉 intervenir de plus en plus vite ;
  • 👉 intervenir de plus en plus « fort ».

Seulement, nos enfants ne sont pas de petites marmottes …


Quoi faire lorsque les comportements difficiles augmentent?

Plusieurs parents, enseignants et éducateurs me partagent vivre du découragement lorsque les comportements difficiles augmentent ou s’intensifient chez leur enfant ou celui qu’ils accompagnent.

Les manifestations peuvent prendre différentes formes : opposition, confrontation, crises de colère et de larmes, difficultés à respecter les consignes, augmentation des conflits avec les pairs et dans la fratrie, difficulté d’attention et de concentration, agressivité (mordre, pousser, frapper, casser des objets, etc.), autres.

On me pose régulièrement la question suivante : « Pourquoi ces comportements difficiles sont en hausse chez mon enfant ou mon élève? ».

Plusieurs causes peuvent expliquer ces comportements :

  • 💡 Niveau de stress élevé chez l’enfant, ce qui déclenchent des mécanismes de défense tels que l’attaque, la fuite ou l’immobilisation 
  • 💡 Niveau de stress élevé chez l’adulte qui prend soin de l’enfant (parent, éducateur, enseignant …) ce qui peut entraîner chez l’adulte plus de tensions, une baisse de disponibilité, moins de tolérance et d’indulgence, un besoin de distance, etc. L’enfant est une éponge à émotions, rappelons-le! ;
  • 💡 Besoins non-comblés chez l’enfant (ex. : attention, valorisation, reconnaissance, lien, sécurité, etc.) ;
  • 💡 Changements dans la routine (ex. : l’enfant fréquente le service de garde plus longtemps qu’à l’habitude, il fait l’école à la maison, isolement pour quelques jours, il est moins en contact avec ses amis pendant une période, son heure de coucher est retardée, ses activités parascolaires changent ou cessent, etc.) ;
  • 💡 Nouveauté (ex. : déménagement, séparation des parents, nouvel enseignant ou éducateur, arriver d’un bébé dans la famille, nouvel emploi du parent, etc.) ;
  • 💡 Enjeux affectifs (ex : anxiété, difficulté à reconnaître/exprimer ses émotions, carences affectives, etc.) ;
  • 💡 Difficultés spécifiques (ex. : difficultés langagières, attentionnelles, développementales, etc.) ;
  • 💡 Autres.

Lorsque ces réactions et comportements surviennent et perdurent dans le temps, il est nécessaire d’adresser la cause, la source, et non les manifestations. Sans quoi, on joue au jeu de la marmotte.

Marteler le comportement, chercher à « casser le comportement », augmenter l’intensité des interventions ou encore ajouter sans cesse des conséquences n’est pas efficace. Ces interventions n’agissent pas sur la cause, la source, mais sur les manifestations.

Si on agit de sorte à freiner leur expression, ça va peut-être se résorber (temporairement du moins), mais ça risque fort bien de se manifester autrement (et plus intensément!).

Ranger le marteau …

En terminant, j’aurais envie de vous donner un petit conseil.

Avant même de voir “comment” cesser de faire le jeu de la marmotte, soyez spectateur de votre quotidien. Prenez un pas de recul et tentez d’identifier les moments où vous avez le réflexe de réagir comme avec le marteau (intervenir de plus en plus vite et de plus en plus fort sur le comportement).

Au lieu de renvoyer la marmotte dans son trou, essayez de l’apprivoiser. Pour ce faire, il faut miser sur le lien et sur la réassurance.

 

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As-tu eu ta DOSE de bonheur?

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Guide – La réussite éducative : stratégies pour stimuler l’envie d’apprendre et la motivation scolaire

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 17 février 2021

 

 

 

Dans le cadre de la semaine de la persévérance scolaire 2021, je vous offre ce guide. J’y présente 7 clés pour RÉUSSIR sa vie scolaire et un cahier de réflexion pour le parent. TÉLÉCHARGER LE GUIDE

 

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Est-ce de la timidité ou du mutisme sélectif ?

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 13 novembre 2020

 

 

 

En clinique, j’accompagne de nombreux enfants vivant avec du stress et de l’anxiété. On me consulte d’ailleurs principalement pour ces difficultés.

J’accompagne beaucoup d’enfants pour qui s’exprimer en public ou parler avec des membres extérieurs à leur famille est quelque chose de très exigeant.

J’en accompagne d’autres, bien moins nombreux, pour qui s’exprimer en public ou avec des gens extérieurs à leur famille est impossible pour le moment et génère un niveau d’anxiété très important. Ceux-ci souffrent de mutisme sélectif.

Le mutisme sélectif est un mécanisme de défense, une façon de se protéger, que le cerveau met en place lorsqu’il perçoit une menace réelle ou imaginaire.

Ce n’est pas du refus, ni de l’entêtement. C’est un sentiment profond d’insécurité qui immobilise (fige) la personne et l’empêche de s’exprimer avec des mots.

Il est très important de distinguer la timidité du mutisme sélectif pour mettre en place des stratégies positives, bienveillantes et efficaces.

 

Une orthopédagogue et autrice parle de mutisme sélectif

Geneviève Bérubé, orthopédagogue et autrice du livre « 10 questions sur le mutisme sélectif », vous propose gratuitement un webinaire de 30 minutes dans lequel elle démystifie le mutisme sélectif. Entre autres, elle répond aux questions suivantes :

❓ Est-ce que le mutisme sélectif est une forme d’opposition ?

❓ Doit-on punir l’enfant qui refuse de parler ?

❓ Doit-on continuer de parler à l’enfant qui vraisemblablement ne veut pas nous parler ? Doit-on insister pour qu’il nous parle?

❓ Est-ce utile de développer le langage des signes pour apprendre à communiquer autrement que verbalement ?

 

 

Pour aller plus loin et en connaître davantage sur le mutisme sélectif, je vous invite à vous procurer son (excellent) livre publié aux éditions Midi Trente en 2019. Il est disponible chez tous les bons libraires.

 

Et, pour démystifier le stress et l’anxiété, je vous rappelle que mon livre « L’enfant stressé : soutenir tous ensemble l’enfant de 5 à 12 ans » est disponible en librairie et sur mon site web au www.pasapas.ca/product/lenfant-stresse/.

Bon visionnement!

 

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Pourquoi mes enfants font encore de grosses crises à 6 et 8 ans ?

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 12 novembre 2020

 

 

Pourquoi mes enfants font encore de grosses crises à 6 et 8 ans ?

Bien que le cerveau de l’enfant de 6 ans ait déjà atteint près de 90% de sa taille adulte, il reste énormément de transformations à faire pour le rendre plus efficace. (Naître et grandir, 2016) La maturation du cerveau est un processus complexe (et long!) qui influence directement la régulation des émotions.

💥  Les crises sont donc normales à tout âge, même à l’adolescence, parce que le cerveau est encore immature à ces âges. Évidemment, on souhaite que les crises soient de moins en moins fréquentes et intenses avec le temps ; signe que l’enfant développe sa capacité à réguler ses émotions.

Plusieurs éléments favorisent la capacité à gérer ses émotions dont : le temps et l’attitude de l’adulte qui accompagne l’enfant.

 

ATTENTION : ZONE DE CONSTRUCTION

🧠 Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, le cerveau de l’enfant est dominé par le cerveau émotionnel.

Ainsi, lorsqu’une émotion l’habite, elle vient à prendre toute la place et créer une réelle tempête émotionnelle. Ses réactions semblent par moment exagérées … exagérées pour un adulte qui, lui, a la capacité de réguler ses émotions (et encore, c’est difficile!).

Le lobe frontal de l’enfant – partie responsable de la capacité à tempérer ses émotions et analyser une situation avec jugement – prend quant à lui beaucoup de temps à se développer. Il commence d’ailleurs à se myéliniser que vers l’âge de 7-8 ans. La myélinisation est la formation d’une gaine isolante autour de certaines régions du neurone pour favoriser la transmission des signaux nerveux. Un peu comme la gaine noire autour des fils électriques.

Catherine Gueguen, pédiatre française, rappelle sans cesse que pour développer les connexions neuronales dans le cerveau de l’enfant et favoriser la maturation de son lobe frontal, l’attitude de l’adulte est déterminante. L’amour et la bienveillance participent activement à ce bon développement, contrairement aux interventions coercitives qui, elles, ont l’effet inverse. (Vivre heureux avec son enfant, 2015)

« Se calmer » est une capacité qui se développe donc avec le temps et avec une qualité de présence de la part de l’adulte.

Alors oui, les enfants de 6 et 8 ans font des crises et c’est normal.

Maintenant, qu’est-ce qu’on fait si c’est fréquent et intense?

On adopte des attitudes et interventions qui assurent l’intégration du cerveau.

 

L’INTÉGRATION DU CERVEAU …

Il faut savoir que le cerveau mettra 45 ans à atteindre sa maturité, affirme docteur Joël Monzée, docteur en neurosciences (Et si on les laissait vivre?, 2018).

Les différentes structures du cerveau se développent avant cet âge, mais ce sont surtout les connexions (neurones) entre ces différentes structures qui permettent d’utiliser au mieux nos ressources.

Docteur Daniel Siegel parle alors de « l’intégration du cerveau »; la coordination des différentes parties du cerveau pour former un tout. (Un cerveau en formation, 2019)

Notre plus grande responsabilité en accompagnant un enfant dans son développement est d’assurer cette intégration et de mettre en place des stratégies éducatives qui la visent.

Plus nos interventions seront teintées de bienveillance, de positivisme, d’indulgence, de patience et d’amour – comme l’affirme Catherine Gueguen -, plus le cerveau pourra tendre vers cette intégration.

Aider l’enfant à nommer ses émotions, normaliser ses émotions, lui offrir du réconfort, choisir la douceur et accueillir ses émotions sont quelques stratégies très favorables pour assurer cette intégration.

 

NOTRE ATTITUDE EST DÉTERMINANTE.

En situation de stress – lorsque l’enfant est émotif et, ce, même si la situation semble bien anodine pour l’adulte -, le cerveau de l’enfant et de l’adolescent de déconnecte du lobe frontal. Littéralement! Le jeune n’a donc plus la capacité de réguler ses émotions par lui-même. Il a besoin de l’aide de l’adulte.

Alors, lorsqu’un enfant de 6 ou 8 ans est contrarié, déçu, anxieux, colérique, etc., il n’est plus « raisonnable ». Il a besoin d’aide pour se calmer et diminuer l’intensité de la tempête émotionnelle dans sa tête.

L’attitude de l’adulte qui accompagne l’enfant est déterminante dans la capacité – ou non – de l’enfant à réguler ses émotions et à développer sa capacité à réguler ses émotions.

« L’adulte est le lobe frontal de l’enfant. » a écrit Sonia Lupien, directrice-fondatrice du Centre d’études sur le stress humain (À chacun son stress, 2019) Un adulte calme et serein permettra à l’enfant de calmer son système d’alarme (amygdales cérébrales responsables de la réponse de stress). À l’inverse, un adulte stressé et en réaction à la situation génèrera encore plus de stress dans le cerveau de l’enfant.

Alors, avant même d’essayer de calmer les émotions de l’enfant, il faut prendre soin des nôtres! Certainement pas facile, j’en conviens, mais nécessaire.

 

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24 forces de caractère et 6 vertus. Quelles sont vos forces à vous ? Faites le test.

 

 

 

Par : Caroline Quarré, intervenante psychosociale (B.Sc.)
Date : 3 novembre 2020

 

 

 

 

« Une équipe de chercheurs dirigée par Christophe Peterson (ami de Martin Seligman) a pu établir une « classification de la bonne santé mentale », destinée à contrebalancer celle des troubles psychiatriques recensés dans le DSM (classification des pathologies).

Pendant des années, ces chercheurs « ont examiné la littérature consacrée à la psychologie, l’anthropologie et à l’éducation afin de répertorier les forces, et non pas les faiblesses, attribuées aux individus, ainsi que les vertus valorisées, et non pas les vices proscrits, par les différentes cultures de l’humanité.

De cette vaste enquête, il ressort que vingt-quatre forces sont largement reconnues au sein de la plupart des cultures ». (Janssen, 2001, p. 172) Le tableau ci-dessous présente les 24 forces classées en 6 vertus (Seligman, 2015 et Janssen, 2011). » (Source : Richard Robillard, La voie de la persévérance scolaire, décembre 2020)

6 grandes vertus, 24 forces de caractère – cliquez sur le tableau pour le télécharger.

 

 

 

 

 

 

 

 

Test pour les jeunes : Test-JEUNES – Signature des forces

Test pour les adultes : Test-ADULTES- Signature des forces